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Romulus, Quirinus et Victoria : la construction d'une mémoire collective à Rome entre 338 et 290 av. J.-C. / Karlis Konrads Vé ; préface par Alexandre Grandazzi

Auteur principal: Vé, Karlis (1983-....) Auteur: Grandazzi, Alexandre (1957-....) Langue: français.Pays: France.Editeur: Paris : Les Belles Lettres, 2021Description: 1 vol. (362 p.) ; 24 cmISBN: 978-2-251-45260-9. Localiser ce document dans le SUDOC Collection: Collection d'études anciennes, Série latine, 86, 1140-1850Note de thèse: Thèse de doctorat, Histoire, Paris 4, 2014, Romulus, Quirinus et Victoria : la construction d'un destin collectif à Rome entre 338 et 290 av. J.-C., Texte remanié deRésumé:

La période entre 338 et 290 av. J.-C. marque le début de l’entreprise de conquête systématique, qui permit à Rome de devenir maîtresse de ce qui était considéré comme la « terre habitée », avec les premières étapes qu’en furent la soumission du Latium et l’achèvement des guerres, longues et difficiles, contre les Samnites. Rome était enfin sortie du conflit des ordres qui avait vu s’affronter les patriciens et les plébéiens : elle avait désormais à sa tête une aristocratie regroupant des représentants des deux parties de la cité, la nobilitas, qui lança la ville dans une politique d’expansion, rendue possible par la disparition des tensions du passé. Mais, comme tout impérialisme, l’impérialisme romain devait se fonder sur une idéologie : l’auteur montre que cela se fit par la construction d’une mémoire historique attribuant à la cité, depuis sa fondation par Romulus, une mission de domination universelle, voulue et garantie par les dieux. Cette émergence d’une idéologie d’État se traduisit par la construction de nouveaux temples, celui d’une nouvelle venue dans le panthéon romain, la déesse de la Victoire Victoria et celui de Quirinus, c’est-à-dire le fondateur de Rome divinisé. L’auteur étudie minutieusement les faits, en analysant en détail les textes des auteurs anciens mais aussi ayant recours aux données les plus récentes de l’archéologie, que la riche iconographie fournie dans l’ouvrage permet d’appréhender. Il n’est pas indifférent que l’auteur, Karlis Konrads Vé, soit né à Riga, en Lettonie, donc dans un pays que son histoire rend particulièrement sensible à la question de l’impérialisme. Parfaitement francophone, il nous livre ici des réflexions qu’il avait commencé à développer dans le cadre d’un doctorat soutenu en Sorbonne en 2014.

Bibliographie: Bibliogr. p. [341]-356. Notes bibliogr. Index.Sujet - Nom de personne: Quirinus | Victoire Sujet - Nom commun: Identité collective -- Rome | Mémoire collective -- Rome | Sites archéologiques -- Rome (Italie) Sujet - Nom géographique: Rome -- Politique et gouvernement -- 510-30 av. J.-C | Rome (Italie) -- Tempio di Romulo


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La couverture porte un ISSN erroné 1151-826X

Bibliogr. p. [341]-356. Notes bibliogr. Index

Texte remanié de Thèse de doctorat Histoire Paris 4 2014 Romulus, Quirinus et Victoria : la construction d'un destin collectif à Rome entre 338 et 290 av. J.-C.

La période entre 338 et 290 av. J.-C. marque le début de l’entreprise de conquête systématique, qui permit à Rome de devenir maîtresse de ce qui était considéré comme la « terre habitée », avec les premières étapes qu’en furent la soumission du Latium et l’achèvement des guerres, longues et difficiles, contre les Samnites. Rome était enfin sortie du conflit des ordres qui avait vu s’affronter les patriciens et les plébéiens : elle avait désormais à sa tête une aristocratie regroupant des représentants des deux parties de la cité, la nobilitas, qui lança la ville dans une politique d’expansion, rendue possible par la disparition des tensions du passé. Mais, comme tout impérialisme, l’impérialisme romain devait se fonder sur une idéologie : l’auteur montre que cela se fit par la construction d’une mémoire historique attribuant à la cité, depuis sa fondation par Romulus, une mission de domination universelle, voulue et garantie par les dieux. Cette émergence d’une idéologie d’État se traduisit par la construction de nouveaux temples, celui d’une nouvelle venue dans le panthéon romain, la déesse de la Victoire Victoria et celui de Quirinus, c’est-à-dire le fondateur de Rome divinisé. L’auteur étudie minutieusement les faits, en analysant en détail les textes des auteurs anciens mais aussi ayant recours aux données les plus récentes de l’archéologie, que la riche iconographie fournie dans l’ouvrage permet d’appréhender. Il n’est pas indifférent que l’auteur, Karlis Konrads Vé, soit né à Riga, en Lettonie, donc dans un pays que son histoire rend particulièrement sensible à la question de l’impérialisme. Parfaitement francophone, il nous livre ici des réflexions qu’il avait commencé à développer dans le cadre d’un doctorat soutenu en Sorbonne en 2014. 4e de couverture

Préface par Alexandre Grandazzi Remerciements Introduction 1. La Rome des dernières décennies du IVe siècle av. J.-C. et la réactualisation de la légende de Romulus 2. Le temple de Quirinus : la rencontre de Romulus et Quirinus La théologie de Quirinus L’assimilation de Romulus au dieu Quirinus La date du vœu et de la construction du temple de Quirinus Le contexte historique du vœu du temple de Quirinus Les Romains face au temple de Quirinus 3. Le sanctuaire de Victoria Les circonstances du vœu du sanctuaire de Victoria Les invraisemblances du récit de Tite-Live La date du vœu à Victoria Les raisons d’une damnatio memoriae La construction du temple de Victoria et ses fondements idéologiques Les travaux sur le Palatin Les liens topographiques du temple de Victoria avec le Lupercal La reconstitution du temple de Victoria Les origines de Victoria et sa théologie Victoria, une déesse « indigène » Les Romains devant Victoria et son temple La pérennité de la popularité de Victoria et de son temple palatin Le culte de Victoria sur le Palatin Le Romain et Victoria sur le Palatin 4. Le village de Romulus dans le regard romain Le village de Romulus Les demeures palatines de l’élite et le regard croisé du peuple et de l’élite Conclusion Annexe Bibliographie Index

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