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La matérialité du souvenir : l'expérience esthétique comme expérience mnésique dans l'art contemporain. / Hsin-I Chuang ; sous la direction de Paul-Louis Rinuy

Auteur principal: Chuang, Hsin-i Co-auteur: Rinuy, Paul-Louis (1961-....) ; Grammare, Gisèle (19..-....) ; Dufrêne, Thierry (1957-....) ; Py, Françoise (1956-....) Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2019Numéro national de thèse: 2019PA080025.Note de thèse: Thèse de doctorat, Arts plastiques et Photographie, Paris 8, 2019, Résumé:

Le souvenir relève d'une prédisposition à prendre en considération la présence évanescente d’une intensité mnésique, car il se présente comme un certain écart à l'égard du niveau d'espace, de temps et de signification où nous sommes établis. Après avoir analysé les pouvoirs plastiques du souvenir en nous penchant sur les pratiques artistiques, nous nous sommes proposés de montrer que l’œuvre d’art apprend à connaître, au contact de la perception, une matérialité potentielle qui rend possible une nouvelle analyse de la sensibilité. Du fait qu’elle est réglée sur une réalité tangible, l’œuvre d’art se confond souvent avec le procédé formel des matériaux qui la supportent. Et penser concrètement la matérialité, c'est-à-dire la penser non pas par la seule réflexion, mais par le sentiment également, change radicalement notre appréhension de l’œuvre.En guise d’indice discret, la sensation intensive du corps nous mène à reconnaître tous ceux qui ont contribué à transmettre l’émotion ressentie et à enrichir notre mémoire. À chaque instant, elle ne se raconte pas, mais cristallise en bloc dans le présent. L’artiste opère une présentification de son état émotionnel et explore les correspondances ou les disjonctions entre les sens, afin de se trouver dans un « rythme de la durée » qui n'existe que s'il y participe. Grâce à cette perpétuelle présentification de l'épaisseur temporelle, l’œuvre devient le véhicule du fonctionnement mnésique.Dans cette recherche, nous avons tenté d’élucider le profil de l’intégralité d’une matérialité du souvenir, en vue d’entrevoir la possibilité palpable d’un état affectif dans le cadre de différentes expériences, comme un vecteur de la réalisation artistique. Nous avons cherché à reconnaître la spécificité de cet objet d'étude et attaché une attention particulière aux « processus de création », car notre thèse a pour objet de s'interroger sur les conditions théoriques et pratiques qui rendent possible l’élaboration des problématiques du souvenir dans le domaine de l'art.

The memory creates a predisposition to move towards the evanescent moments of an intense memory because it declares itself as a certain deviation related to time and space, referring to where we're located. After analyzing the powers of remembrance in terms of dealing with artistic practices, we proposed to demonstrate that the work of art correlated with perception teaches us to fully grasp a potential materiality that makes possible a new analysis of our sensitivities. Due to works of art being based on a tangible reality, it is often confused with the formal process of materials that can support them . In particular, thinking about the materiality, not by the reflection of the artist's work, but by our feeling, changes completely our apprehensions. By way of an unobtrusive indication, the intensive sensation of the body leads us to recognise all those things which have contributed to transmitting the emotions felt and to enriching our memory. The artist operates a presentification of his/her emotional state and explores the connections and the disjunctions between the senses, in order to find herself/himself in a rhythm of the duration, which only exists if she/he participates at the same time. we have probed into a profile of the materiality of memory, with a view considering the tangible possibility of an emotional state within the framework of our different experiences, as a force for artistic creation. We attempted to recognise the specificity of this study and paid particular attention to the « process of creation », because our approach starts with practical and theoretical conditions, which may be combined with issues of the memory in the field of art.

Sujet - Nom commun: Réminiscence (philosophie) -- Dans l'art -- 1970- | Souvenir -- Dans l'art -- 1970- | Matérialité -- Dans l'art -- 1970- | Corps (philosophie) -- Dans l'art -- 1970- | Affectivité | Dans l'art -- 1970- Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Souvenirs intimes | Mémoire involontaire | Processus créatif | Expérience corporelle | Empathie | Synthèse passive | Sensation affective

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Arts des images et art contemporain (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Gisèle Grammare (Président du jury) ; Françoise Py (Membre(s) du jury) ; Thierry Dufrêne (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Arts plastiques et Photographie Paris 8 2019

Le souvenir relève d'une prédisposition à prendre en considération la présence évanescente d’une intensité mnésique, car il se présente comme un certain écart à l'égard du niveau d'espace, de temps et de signification où nous sommes établis. Après avoir analysé les pouvoirs plastiques du souvenir en nous penchant sur les pratiques artistiques, nous nous sommes proposés de montrer que l’œuvre d’art apprend à connaître, au contact de la perception, une matérialité potentielle qui rend possible une nouvelle analyse de la sensibilité. Du fait qu’elle est réglée sur une réalité tangible, l’œuvre d’art se confond souvent avec le procédé formel des matériaux qui la supportent. Et penser concrètement la matérialité, c'est-à-dire la penser non pas par la seule réflexion, mais par le sentiment également, change radicalement notre appréhension de l’œuvre.En guise d’indice discret, la sensation intensive du corps nous mène à reconnaître tous ceux qui ont contribué à transmettre l’émotion ressentie et à enrichir notre mémoire. À chaque instant, elle ne se raconte pas, mais cristallise en bloc dans le présent. L’artiste opère une présentification de son état émotionnel et explore les correspondances ou les disjonctions entre les sens, afin de se trouver dans un « rythme de la durée » qui n'existe que s'il y participe. Grâce à cette perpétuelle présentification de l'épaisseur temporelle, l’œuvre devient le véhicule du fonctionnement mnésique.Dans cette recherche, nous avons tenté d’élucider le profil de l’intégralité d’une matérialité du souvenir, en vue d’entrevoir la possibilité palpable d’un état affectif dans le cadre de différentes expériences, comme un vecteur de la réalisation artistique. Nous avons cherché à reconnaître la spécificité de cet objet d'étude et attaché une attention particulière aux « processus de création », car notre thèse a pour objet de s'interroger sur les conditions théoriques et pratiques qui rendent possible l’élaboration des problématiques du souvenir dans le domaine de l'art.

The memory creates a predisposition to move towards the evanescent moments of an intense memory because it declares itself as a certain deviation related to time and space, referring to where we're located. After analyzing the powers of remembrance in terms of dealing with artistic practices, we proposed to demonstrate that the work of art correlated with perception teaches us to fully grasp a potential materiality that makes possible a new analysis of our sensitivities. Due to works of art being based on a tangible reality, it is often confused with the formal process of materials that can support them . In particular, thinking about the materiality, not by the reflection of the artist's work, but by our feeling, changes completely our apprehensions. By way of an unobtrusive indication, the intensive sensation of the body leads us to recognise all those things which have contributed to transmitting the emotions felt and to enriching our memory. The artist operates a presentification of his/her emotional state and explores the connections and the disjunctions between the senses, in order to find herself/himself in a rhythm of the duration, which only exists if she/he participates at the same time. we have probed into a profile of the materiality of memory, with a view considering the tangible possibility of an emotional state within the framework of our different experiences, as a force for artistic creation. We attempted to recognise the specificity of this study and paid particular attention to the « process of creation », because our approach starts with practical and theoretical conditions, which may be combined with issues of the memory in the field of art.

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