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Impuretés et résonances esthétiques dans les oeuvres cinématographiques de Mario Bava et de Dario Argento – ainsi qu'entre elles – des Vampires (1956) à Opéra (1987) / Nicolas Cvetko ; sous la direction de Patrick Louguet

Auteur principal: Cvetko, Nicolas Co-auteur: Louguet, Patrick (1947-....) ; Liandrat-Guigues, Suzanne ; Le Maître, Barbara ; Met, Philippe Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2019Numéro national de thèse: 2019PA080018.Note de thèse: Thèse de doctorat, Études cinématographiques, Paris 8, 2019, Résumé:

Mario Bava et Dario Argento sont étroitement associés au genre cinématographique du giallo, genre qu’ils ont largement contribué à inventer et à renouveler. Demeurés en marge de l’histoire du cinéma, les deux réalisateurs ont pourtant élaboré des œuvres complexes à la modernité double : singulières par leurs styles, elles n’en participant pas moins à et de l’esprit du temps. Particulièrement riches d’expérimentations plastiques, leurs films sont abordés ici dans leurs rapports avec les autres arts. La notion d’impureté, telle qu’initiée par André Bazin, convoquée à sa suite par Guy Scarpetta puis affinée par Denis Lévy (qui pose deux catégories d’impuretés : locale et globale), constitue le principal opérateur permettant de lier la création cinématographique à son hors-champ artistique, recouvrant les pratiques les plus diverses. Ces rapprochements sensibles mettent au jour un véritable jeu de résonances esthétiques dans les œuvres des deux cinéastes. En quatre grands axes (mouvements, figurations, matières, espaces), ce travail se donne pour but de révéler des aspects encore méconnus de leurs films réalisés entre 1956 et 1987. Dans cette optique, ils sont confrontés aux domaines littéraire et scénique, mais aussi aux musiques contemporaines, à l’architecture et à tout le champ des arts plastiques. L’enjeu essentiel de cette thèse est ainsi de démontrer qu’au-delà de l’intérêt commun et concomitant qu’elles manifestent pour les correspondances, les croisements, les rencontres entres les arts, les œuvres de Bava et Argento, par leur propension à toujours se situer « au carrefour », témoignent paradoxalement d’une pensée proprement cinématographique.

Mario Bava and Dario Argento are closely associated with the giallo movie genre which they have contributed to invent and renew. Thoug they have been kept in the margins of Cinema history, these two directors have elaborated complex works of art : these creations bring up a double modernity : singular by their styles, they also participate to and from the spirit of their time. Particularly rich of visual arts experimentations, their movies are considered here for their links with other arts. The notion of impurity, as risen by André Bazin, then refined by Guy Scarpetta and also by Denis Lévy when he distinguishes two categories of impurity : local and global, as the main operator able to link the cinematographic creation to its artistical off-camera, including the most diverse approaches of art creation. Esatblishing these sensible proximities bring out a true game of esthetical resonances between the works of both directors. Within four great axes (movement,figuration, materials, spaces), this work aims to reveal little known aspects of their movies directed between 1956 and 1987. Within this approach, they face litterary and scenical domains but also contemporary music, architecture and the whole field of the visual arts. Therefore the main point of this thesis is to demonstrate that beyond the mutual and concomitent interest theses works of art show for the correspondences, the junctions and encounters between artistical practices, the worksof Mario Bava and Dario Argento , by their tendancy to keep situating in « crossroads », paradoxicaly attest of a properly cinematographic thinking.

Sujet - Nom de personne: Bava Mario | Argento Dario Sujet - Nom commun: Cinéma italien | Cinéma et arts | Cinéma -- Esthétique Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Mario Bava | Dario Argento | Giallo | Arts | Esthétique

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuel (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Suzanne Liandrat-Guigues (Président du jury) ; Barbara Le Maître, Philippe Met (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Études cinématographiques Paris 8 2019

Mario Bava et Dario Argento sont étroitement associés au genre cinématographique du giallo, genre qu’ils ont largement contribué à inventer et à renouveler. Demeurés en marge de l’histoire du cinéma, les deux réalisateurs ont pourtant élaboré des œuvres complexes à la modernité double : singulières par leurs styles, elles n’en participant pas moins à et de l’esprit du temps. Particulièrement riches d’expérimentations plastiques, leurs films sont abordés ici dans leurs rapports avec les autres arts. La notion d’impureté, telle qu’initiée par André Bazin, convoquée à sa suite par Guy Scarpetta puis affinée par Denis Lévy (qui pose deux catégories d’impuretés : locale et globale), constitue le principal opérateur permettant de lier la création cinématographique à son hors-champ artistique, recouvrant les pratiques les plus diverses. Ces rapprochements sensibles mettent au jour un véritable jeu de résonances esthétiques dans les œuvres des deux cinéastes. En quatre grands axes (mouvements, figurations, matières, espaces), ce travail se donne pour but de révéler des aspects encore méconnus de leurs films réalisés entre 1956 et 1987. Dans cette optique, ils sont confrontés aux domaines littéraire et scénique, mais aussi aux musiques contemporaines, à l’architecture et à tout le champ des arts plastiques. L’enjeu essentiel de cette thèse est ainsi de démontrer qu’au-delà de l’intérêt commun et concomitant qu’elles manifestent pour les correspondances, les croisements, les rencontres entres les arts, les œuvres de Bava et Argento, par leur propension à toujours se situer « au carrefour », témoignent paradoxalement d’une pensée proprement cinématographique.

Mario Bava and Dario Argento are closely associated with the giallo movie genre which they have contributed to invent and renew. Thoug they have been kept in the margins of Cinema history, these two directors have elaborated complex works of art : these creations bring up a double modernity : singular by their styles, they also participate to and from the spirit of their time. Particularly rich of visual arts experimentations, their movies are considered here for their links with other arts. The notion of impurity, as risen by André Bazin, then refined by Guy Scarpetta and also by Denis Lévy when he distinguishes two categories of impurity : local and global, as the main operator able to link the cinematographic creation to its artistical off-camera, including the most diverse approaches of art creation. Esatblishing these sensible proximities bring out a true game of esthetical resonances between the works of both directors. Within four great axes (movement,figuration, materials, spaces), this work aims to reveal little known aspects of their movies directed between 1956 and 1987. Within this approach, they face litterary and scenical domains but also contemporary music, architecture and the whole field of the visual arts. Therefore the main point of this thesis is to demonstrate that beyond the mutual and concomitent interest theses works of art show for the correspondences, the junctions and encounters between artistical practices, the worksof Mario Bava and Dario Argento , by their tendancy to keep situating in « crossroads », paradoxicaly attest of a properly cinematographic thinking.

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