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La maison du cyborg : apprendre, transmettre, habiter un monde numérique / Eric de Thoisy ; sous la direction de Véronique Fabbri et de Milad Doueihi

Auteur principal: Thoisy, Eric de (1982-....) Co-auteur: Fabbri, Véronique (1958-....) ; Doueihi, Milad (1959-....) ; Pène, Sophie (19..-....) ; Winkin, Yves (1953-....) ; Tufano, Antonella (1968-....) ; Cani, Marie-Paule ; Serrano, Gemma, théologienne (19..-....) ; Theriot, Alexandre (1972-....) Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Pratiques et théories du sens, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2019Numéro national de thèse: 2019PA080019.Note de thèse: Thèse de doctorat, Architecture, Paris 8, 2019, Résumé:

Le contexte numérique, à comprendre dans sa double dimension technique et culturelle, produit des nouvelles relations au savoir ; la tradition « livresque » de transmission d’un contenu explicite laisse place à un régime documentaire revalorisant la capacité de l’usager à se saisir d’un système inachevé. Les architectures conçues pour l’apprentissage sont, dans ce contexte, remises en question.Une analyse des relations entre architecture et informatique dans les dernières décennies apporte des éléments de compréhension : l’architecture a été prise comme modèle pour construire l’environnement informatique et, au-delà des emprunts sémantiques, c’est sa responsabilité – la prise en charge de la mémoire – qui semble avoir été déplacée vers l’(architecture) informatique. Le modèle du « théâtre de la mémoire », immobilisant son occupant pour lui donner à voir une signification prédéterminée du monde, s’est alors vu concurrencé par d’autres pensées organisant le déplacement et l’apprentissage.Mais cette grille de lecture est insuffisante, et la problématique est à reformuler dans le cadre proposé par Alan Turing. Le modèle computationnel, mis en relation avec le système logique de Ludwig Wittgenstein, produit des relations renégociées entre calcul et pensée, entre humain et machine. Dans un monde co-occupé par des machines apprenantes, les pratiques de l'apprentissage sont reformulées dans un rapport renouvelé entre un modèle et son usage. Surtout, le déplacement numérique de la notion de signification – de l’explicite vers l’implicite – pourrait constituer alors une fondation pour proposer quelques hypothèses constitutives d’une pensée numérique de l’architecture.

The digital context, understood as both a technical and a cultural phenomenon, produces new relationships to knowledge. The “bookish” paradigm of transmission is being challenged by documentary practices enabling the user to take hold of an uncompleted knowledge structure. Within this framework, there is a strong need for reevaluating physical buildings conceived for learning.The situation can be apprehended by looking at the interactions between architecture and computer sciences during the last decades. Architecture was taken as a model to build the virtual environment and, most importantly, we believe that the historical responsibility of architecture – taking charge of memory – was displaced towards (computer) architecture. But this shift does not replicate the pattern of « the theater of memory » that organizes the transfer of a set of predetermined meanings into the mind of a sedentary inhabitant. Instead, incoming models foster movement and learning.The hypothesis of a « digital caesurae » requires then a further reading : the problematic needs to be rephrased within the computational framework built by Alan Turing. We have chosen to embed our argument into Ludwig Wittgenstein’s logical system in order to disclose the main features of the computational thinking : renewed relations between thinking and calculating, between human and machine. Learning relies on a new kind of balance between the logical model and the use we make of it. Most of all, we will focus on the shift of the concept of meaning, from an explicit existence to an implicit one : this may constitute a relevant « foundation » to build hypotheses for a digital thinking of architecture.

Sujet - Nom commun: Architecture | Apprentissage | Art numérique | Philosophie de la technique | Philosophie de l'environnement Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Technique | Numérique | Transmission | Espace | Lieu | Milieu

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Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
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Arts plastiques - SA Exclu du prêt 478542
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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Laboratoire sur l'architecture, la ville, l'urbanisme et l'environnement (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Sophie Pène (Président du jury) ; Marie-Paule Cani, Gemma Serrano, Alexandre Theriot (Membre(s) du jury) ; Yves Winkin, Antonella Tufano (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Architecture Paris 8 2019

Le contexte numérique, à comprendre dans sa double dimension technique et culturelle, produit des nouvelles relations au savoir ; la tradition « livresque » de transmission d’un contenu explicite laisse place à un régime documentaire revalorisant la capacité de l’usager à se saisir d’un système inachevé. Les architectures conçues pour l’apprentissage sont, dans ce contexte, remises en question.Une analyse des relations entre architecture et informatique dans les dernières décennies apporte des éléments de compréhension : l’architecture a été prise comme modèle pour construire l’environnement informatique et, au-delà des emprunts sémantiques, c’est sa responsabilité – la prise en charge de la mémoire – qui semble avoir été déplacée vers l’(architecture) informatique. Le modèle du « théâtre de la mémoire », immobilisant son occupant pour lui donner à voir une signification prédéterminée du monde, s’est alors vu concurrencé par d’autres pensées organisant le déplacement et l’apprentissage.Mais cette grille de lecture est insuffisante, et la problématique est à reformuler dans le cadre proposé par Alan Turing. Le modèle computationnel, mis en relation avec le système logique de Ludwig Wittgenstein, produit des relations renégociées entre calcul et pensée, entre humain et machine. Dans un monde co-occupé par des machines apprenantes, les pratiques de l'apprentissage sont reformulées dans un rapport renouvelé entre un modèle et son usage. Surtout, le déplacement numérique de la notion de signification – de l’explicite vers l’implicite – pourrait constituer alors une fondation pour proposer quelques hypothèses constitutives d’une pensée numérique de l’architecture.

The digital context, understood as both a technical and a cultural phenomenon, produces new relationships to knowledge. The “bookish” paradigm of transmission is being challenged by documentary practices enabling the user to take hold of an uncompleted knowledge structure. Within this framework, there is a strong need for reevaluating physical buildings conceived for learning.The situation can be apprehended by looking at the interactions between architecture and computer sciences during the last decades. Architecture was taken as a model to build the virtual environment and, most importantly, we believe that the historical responsibility of architecture – taking charge of memory – was displaced towards (computer) architecture. But this shift does not replicate the pattern of « the theater of memory » that organizes the transfer of a set of predetermined meanings into the mind of a sedentary inhabitant. Instead, incoming models foster movement and learning.The hypothesis of a « digital caesurae » requires then a further reading : the problematic needs to be rephrased within the computational framework built by Alan Turing. We have chosen to embed our argument into Ludwig Wittgenstein’s logical system in order to disclose the main features of the computational thinking : renewed relations between thinking and calculating, between human and machine. Learning relies on a new kind of balance between the logical model and the use we make of it. Most of all, we will focus on the shift of the concept of meaning, from an explicit existence to an implicit one : this may constitute a relevant « foundation » to build hypotheses for a digital thinking of architecture.

Configuration requise : un logiciel capable de lire un fichier au format : application/pdf

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