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L'oscil / Eva Mulleras

Auteur principal: Mulleras, Eva (1992-....) Langue: français.Pays: France.Editeur: Nice : Éditions Unes, DL 2019Description: 1 vol. (71 p.) ; 21 cmISBN: 978-2-87704-200-0. Localiser ce document dans le SUDOC Résumé:

Ce premier livre d'Eva Mulleras se déploie dans une couture corporelle à la fois creusée et bafouée. Un corps sans corps, en dévoration, en dissolution. Une oscillation de masses et d'ombres, en vertige. Avant la chute, en tension retenue, des mains des formes, des clartés. Le monde est coupant comme la lumière, dans la confusion des corps on déchire un regard ou le ciel. On s'épuise, on fuit, expulsés à la fois du rêve et de « notre peau inhabitable ». On se sort de soi-même, dans une extraction violente. Le texte roule, secoue, cherche à toucher, mais toucher avec les mains, de la paume, parfois en brutalité, parfois en incandescence, dans un geste de froisser, tirer, déplier. Suite de secousses violentes, violence en camisole de l'autre, dans la peur de la solitude et du vide. L'Oscil est un clair-obscur de corps noirs sur draps blancs, un miroir brisé de volupté impossible. Corps qui sont tout le motif, dans le tiraillement élastique de phrases inachevées, en apnée. À l'endroit comme à l'envers d'un texte en tension constante entre soulèvement et pesanteur, souffle et asphyxie. Et dehors tout s'effondre, la nuit éclate, les forêts et les branches, les racines en perte et en prolifération. Présences hantées, effarées, lentement enfoncées dans la nuit, doigts enfouis dans la peau. En coupes, fixes, en avalanches, on se regarde, dans la multitude des visages, nos « tas de visages vides ». On tourne, la lumière tourne, masses oscillantes et humaines, en relief jusque dans leur disparition.


Ce document apparaît dans la/les liste(s) : Ex étudiant.e.s du Master Création Littéraire de Paris 8 (exposition salle brune mai 2021)
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Type de document Site actuel Collection Cote Statut Notes Date de retour prévue Code à barres Réservations
Livre empruntable BU – Saint-Denis
Salle brune
Français - VF 840"20" MUL 7 (Parcourir l'étagère (Ouvrir ci-dessous)) Disponible Ex étudiant.e du Master Création Littéraire de Paris 8 025715460
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Ce premier livre d'Eva Mulleras se déploie dans une couture corporelle à la fois creusée et bafouée. Un corps sans corps, en dévoration, en dissolution. Une oscillation de masses et d'ombres, en vertige. Avant la chute, en tension retenue, des mains des formes, des clartés. Le monde est coupant comme la lumière, dans la confusion des corps on déchire un regard ou le ciel. On s'épuise, on fuit, expulsés à la fois du rêve et de « notre peau inhabitable ». On se sort de soi-même, dans une extraction violente. Le texte roule, secoue, cherche à toucher, mais toucher avec les mains, de la paume, parfois en brutalité, parfois en incandescence, dans un geste de froisser, tirer, déplier. Suite de secousses violentes, violence en camisole de l'autre, dans la peur de la solitude et du vide. L'Oscil est un clair-obscur de corps noirs sur draps blancs, un miroir brisé de volupté impossible. Corps qui sont tout le motif, dans le tiraillement élastique de phrases inachevées, en apnée. À l'endroit comme à l'envers d'un texte en tension constante entre soulèvement et pesanteur, souffle et asphyxie. Et dehors tout s'effondre, la nuit éclate, les forêts et les branches, les racines en perte et en prolifération. Présences hantées, effarées, lentement enfoncées dans la nuit, doigts enfouis dans la peau. En coupes, fixes, en avalanches, on se regarde, dans la multitude des visages, nos « tas de visages vides ». On tourne, la lumière tourne, masses oscillantes et humaines, en relief jusque dans leur disparition. éditeur

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