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Le clin d'oeil de la politique : écriture, politique et philosophie / Juan José Martinez Olguín ; sous la direction de Didier Moreau et de Gerardo Aboy Carlés

Auteur principal: Martinez Olguín, Juan José Co-auteur: Moreau, Didier, philosophe (1953-....) ; Aboy Carlés, Gerardo ; Vermeren, Patrice (1949-....) ; Dupeyron, Jean-François (1960-....) ; Rinesi, Eduardo (1964-...) ; Villavicencio, Susana (1950-....) Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Pratiques et théories du sens, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2017Numéro national de thèse: 2017PA080154.Note de thèse: Thèse de doctorat, Philosophie, Paris 8, 2017, Résumé:

Ce travail essaie de démontrer que la pensée de la philosophie politique reste enfermée dans les limites d’une pensée logocentrique, c’est-à-dire dans l’horizon de la métaphysique. Ce logocentrisme opère, d’après nous, selon deux principes : le premier est celui qui affirme que l’humanité de l’homme se présente dans la parole ou le logos, et qu’elle s’y présente de façon pleine. La conception qui dans l’histoire de la philosophie politique correspond à ce principe est celle de l’homme comme animal politique, soit le zoon politikon. Le deuxième principe est celui qui soutient que cette pleine présence de l’humanité, que cette humanité pleine, se donne à voir dans la parole parlée, c’est-à-dire par l’effet de l’unité originaire et essentielle entre corps et parole. On estime que ce deuxième principe correspond à la notion d’espace public. Tout logocentrisme est aussi un phonocentrisme. Nous proposons, contre cette pensée logocentrique de la politique, de montrer que l’humanité de l’homme se présente par une autre voie que celle de la parole ou le logos : elle se présente, sans se rendre pleinement présente, dans le geste, le geste qui identifie chaque être humain. On analyse, dans les pages qui suivent, le statut spécifique de ce geste : selon nous, il n’appartient ni à la sphère du logos ni à la sphère de la phoné, ni à la sphère de la pleine humanité, ni à la sphère de la pleine animalité. Cette sphère de ce que l’on appelle le geste, finalement, nous permet donc de formuler la question fondamentale de ce travail, la question qui, comme un spectre, hante ces pages : Quelle est la singularité de l’écriture comme geste spécifiquement humain, c’est-à-dire politique ?

This work tries to demonstrate that political philosophy’s thought remains locked within the limits of a logocentric thought, that is to say, in the horizon of metaphysics. This logocentrism operates, according to us, through two main principles: the first affirms that man’s humanity appears in the dimension of word or the logos, and that it presents itself (in the dimension of word or the logos) in a full way. The conception that corresponds, in political philosophy’s thought, to this principle is the conception of man as a political animal, the zoon politikon. The second principle affirms that this full presence of humanity gives itself to be seen in the spoken word, that is to say, by the effect of the original and essential unity between the body and speech. We consider that this second principle corresponds to the notion of public space. All logocentrism is also a phonocentrism. We propose to show, against this logocentric thought of politics, that man’s humanity is presented in a different way which doesn’t respond to the dimension of word or the logos: it presents itself, without making itself fully present, in the gesture, the gesture that identifies each human being. We analyse the specific status of this gesture: according to us, it belongs neither to the sphere of logos nor to the sphere of the phoné, nor to the sphere of full humanity, nor to the sphere of full animality. This sphere of what we call the gesture, finally, allows us to formulate the fundamental question of this work, the question which, like a spectre, haunts these pages: What is the singularity of writing as human condition’s specific gesture, that is to say, as a political practice?

Sujet - Nom de personne: Derrida Jacques Sujet - Nom commun: Écriture | Science politique | Philosophie politique | Espace public (science politique) Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Politique | Logocentrisme | Espace public | Zoon politikon | Phonocentrisme | Derrida

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Laboratoires d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Patrice Vermeren (Président du jury) ; Susana Villavicencio (Membre(s) du jury) ; Jean-François Dupeyron, Eduardo Rinesi (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Philosophie Paris 8 2017

Ce travail essaie de démontrer que la pensée de la philosophie politique reste enfermée dans les limites d’une pensée logocentrique, c’est-à-dire dans l’horizon de la métaphysique. Ce logocentrisme opère, d’après nous, selon deux principes : le premier est celui qui affirme que l’humanité de l’homme se présente dans la parole ou le logos, et qu’elle s’y présente de façon pleine. La conception qui dans l’histoire de la philosophie politique correspond à ce principe est celle de l’homme comme animal politique, soit le zoon politikon. Le deuxième principe est celui qui soutient que cette pleine présence de l’humanité, que cette humanité pleine, se donne à voir dans la parole parlée, c’est-à-dire par l’effet de l’unité originaire et essentielle entre corps et parole. On estime que ce deuxième principe correspond à la notion d’espace public. Tout logocentrisme est aussi un phonocentrisme. Nous proposons, contre cette pensée logocentrique de la politique, de montrer que l’humanité de l’homme se présente par une autre voie que celle de la parole ou le logos : elle se présente, sans se rendre pleinement présente, dans le geste, le geste qui identifie chaque être humain. On analyse, dans les pages qui suivent, le statut spécifique de ce geste : selon nous, il n’appartient ni à la sphère du logos ni à la sphère de la phoné, ni à la sphère de la pleine humanité, ni à la sphère de la pleine animalité. Cette sphère de ce que l’on appelle le geste, finalement, nous permet donc de formuler la question fondamentale de ce travail, la question qui, comme un spectre, hante ces pages : Quelle est la singularité de l’écriture comme geste spécifiquement humain, c’est-à-dire politique ?

This work tries to demonstrate that political philosophy’s thought remains locked within the limits of a logocentric thought, that is to say, in the horizon of metaphysics. This logocentrism operates, according to us, through two main principles: the first affirms that man’s humanity appears in the dimension of word or the logos, and that it presents itself (in the dimension of word or the logos) in a full way. The conception that corresponds, in political philosophy’s thought, to this principle is the conception of man as a political animal, the zoon politikon. The second principle affirms that this full presence of humanity gives itself to be seen in the spoken word, that is to say, by the effect of the original and essential unity between the body and speech. We consider that this second principle corresponds to the notion of public space. All logocentrism is also a phonocentrism. We propose to show, against this logocentric thought of politics, that man’s humanity is presented in a different way which doesn’t respond to the dimension of word or the logos: it presents itself, without making itself fully present, in the gesture, the gesture that identifies each human being. We analyse the specific status of this gesture: according to us, it belongs neither to the sphere of logos nor to the sphere of the phoné, nor to the sphere of full humanity, nor to the sphere of full animality. This sphere of what we call the gesture, finally, allows us to formulate the fundamental question of this work, the question which, like a spectre, haunts these pages: What is the singularity of writing as human condition’s specific gesture, that is to say, as a political practice?

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