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Convalescences : la littérature au repos / Daniel Ménager

Auteur principal: Ménager, Daniel (1936-2020) Langue: français.Pays: France.Editeur: Paris : les Belles lettres, DL 2020Description: 1 vol. (217 p.) ; 23 cmISBN: 978-2-251-45102-2. Localiser ce document dans le SUDOC Collection: Essais, 29Résumé:

La quatrième de couverture indique : "Les médecins se montrent souvent désarmés devant cet "entre-deux" qu'on appelle "convalescence" : période floue, hésitante. Ce n'est plus la maladie, ce n'est pas encore la santé recouvrée. Blessé, le chevalier médiéval attend avec impatience le moment de remonter à cheval. Ce repos forcé inquiète les moralistes et les familles bourgeoises car il oublie les bonheurs de la vie active. Mais son trésor de sensations enchante les romanciers, comme on le voit bien chez Jane Austen, Madame de Staël, Zola, Henry James, Rilke, Proust, Thomas Mann et tant d'autres. La convalescence préside aussi à des expériences amoureuses, dont certaines frôlent l'interdiction. La paix de la chambre ou l'effort demandé par la société ? Goethe hésite. Religion et société bénissent la convalescence quand elle permet des révisions de vie, voire des conversions dont le roman du XIXe siècle a été friand et dont les plus exemplaires se trouvent dans le roman russe, notamment chez Tolstoï. Le XXe siècle leur porte un coup de grâce. Nous sommes et nous restons de grands malades. Du même coup, nous voilà devenus plus sensibles, plus attentifs, comme l'avait dit Nietzsche, à des bonheurs aussi intenses que, parfois, minuscules. Car les conforts de la convalescence ne résistent pas aux catastrophes des temps modernes, ce que montrent bien les romanciers les plus tragiques (Döblin, Céline)."

Bibliographie: Bibliogr. p. 207-[211]. Index.Sujet - Nom commun: Convalescents -- Dans la littérature | Repos -- Dans la littérature | Roman -- Thèmes, motifs


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Livre empruntable BU – Saint-Denis
Salle brune
Littérature générale - VL 82.09 MEN (Parcourir l'étagère (Ouvrir ci-dessous)) Disponible 025705670
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Bibliogr. p. 207-[211]. Index

La quatrième de couverture indique : "Les médecins se montrent souvent désarmés devant cet "entre-deux" qu'on appelle "convalescence" : période floue, hésitante. Ce n'est plus la maladie, ce n'est pas encore la santé recouvrée. Blessé, le chevalier médiéval attend avec impatience le moment de remonter à cheval. Ce repos forcé inquiète les moralistes et les familles bourgeoises car il oublie les bonheurs de la vie active. Mais son trésor de sensations enchante les romanciers, comme on le voit bien chez Jane Austen, Madame de Staël, Zola, Henry James, Rilke, Proust, Thomas Mann et tant d'autres. La convalescence préside aussi à des expériences amoureuses, dont certaines frôlent l'interdiction. La paix de la chambre ou l'effort demandé par la société ? Goethe hésite. Religion et société bénissent la convalescence quand elle permet des révisions de vie, voire des conversions dont le roman du XIXe siècle a été friand et dont les plus exemplaires se trouvent dans le roman russe, notamment chez Tolstoï. Le XXe siècle leur porte un coup de grâce. Nous sommes et nous restons de grands malades. Du même coup, nous voilà devenus plus sensibles, plus attentifs, comme l'avait dit Nietzsche, à des bonheurs aussi intenses que, parfois, minuscules. Car les conforts de la convalescence ne résistent pas aux catastrophes des temps modernes, ce que montrent bien les romanciers les plus tragiques (Döblin, Céline)."

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