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Les objets inanimés : facteurs de protection dans le processus de résilience. / Valerie Boucon ; sous la direction de Serban Ionescu

Auteur principal: Boucon, Valerie Auteur: Ionescu, Serban ; Bioy, Antoine (1972-....) ; Bouteyre, Évelyne ; Lecourt, Édith ; Goussé, Véronique (19..-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2018Numéro national de thèse: 2018PA080022.Note de thèse: Thèse de doctorat, Psychologie clinique et psychopathologie, Paris 8, 2018, Résumé:

La résilience, conçue comme un processus, apparaît comme le résultat de la balance dynamique entre facteurs de protection et facteurs de risque, lesquels sont considérés au niveau individuel, familial et environnemental. A notre connaissance, aucune publication ne fait référence à la fonction protectrice des objets inanimés tels qu’amulettes, talismans ou autres porte-bonheurs. Le travail de recherche mené dans le cadre de ce doctorat a été réalisé à l’Île de La Réunion. Il porte sur ces objets particuliers et cherche à montrer qu’ils constituent des facteurs de protection mais également des producteurs de facteurs de protection intervenant dans la construction de la résilience. Les données ont été obtenues par plusieurs études : l’étude 1 a été menée à partir d’un questionnaire auprès de huit groupes de participants, les études 2, 3 et 4 ont été réalisées par le biais d’entretiens menés respectivement auprès de fabricants d’objets de protection, d’utilisateurs et de personnes possédant des objets protecteurs qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. L’étude 1 porte sur un effectif global de 240 participants, chaque groupe en compte 30. Les groupes se différencient par le genre, l’âge (moins de 28 ans, entre 28 et 50 ans et plus de 50 ans) et le fait d’être étudiant ou non. Pour les étudiants constituant le groupe âgé de moins de 28 ans, nous avons distingué le type de programme universitaire suivi : sciences ou sciences humaines. Les résultats des quatre études réalisées montrent que : 40% des participants possèdent un objet de type protecteur : 35 % des étudiants, 46,6 % des sujets entre 28 et 50 ans et 50 % des personnes de plus de 50 ans ; 46,6 % sont des femmes et 35 % des hommes. Les personnes qui possèdent ces objets le font pour se protéger elles-mêmes (87,7 %), protéger leurs enfants (58,7 %), leur habitation (50 %) ou leur véhicule (34.7 %), ils protègent en premier lieu des autres et apportent aux personnes qui les possèdent de l’espoir (20 %), de la confiance en soi (19 %), de l’apaisement (19 %), du courage (19 %) et du soutien (17 %). Première étude du genre, cette recherche montre que des objets de type « protecteur » peuvent constituer, pour certaines personnes, des ressources utiles et estimées efficaces face à l’adversité. Elle permet d’ouvrir une voie de recherche concernant le rôle de certains objets dans la construction de la résilience.

Resilience, viewed as a process, appears to be the result of the dynamical balance between protective and risk factors, considered at the individual family and environmental level.To our knowledge, no publication today discusses the protective function of inanimate objects, such as amulets, talismans or other lucky charms.The research work for this thesis was carried out in Reunion Island. It investigates those specific objects and intend to demonstrate that they are protective factors but also that they produce themselves protective factors which in turn foster resilience.The data exploited in this research were gathered by several studies: The first study was carried out from a questionnaire distributed to eight groups of respondents, the second, third and fourth studies consisted in interviews of respectively individuals that make protective objects, individuals that own and use protective objects and individuals that own and use protective objects they made themselves. The first survey collects 240 responses of a questionnaire, that is 30 within each one of the eight groups of respondents. The groups are distinguished by gender, age (less than 28 years old, from 28 to 50 years old and more than 50 years old) and being a student or not. For students, which represent subjects aged of less that 28 years old, a distinction is made on their major: Sciences or Humanities.The results of the four carried out studies show that: 40% of respondents own a protective object. 35% of the students, 46.6% of respondents aged from 28 to 50 years old and 50% of respondents aged 50 years old or more. 46.6% of individuals that own such objects are women and 35% are men. Owners of such objects do so to protect themselves (87.7%), to protect their children (58.7%), to protect their house (50%) or their vehicle (34.7%), those objects protect firstly against the others and they are alleged to give hope (20%), confidence (19%), serenity (19%), courage (19% and support (17%) to their owners.This research, first of its kind to demonstrate that protective objects can represent, for some individuals, useful and efficient resources against adversity, broadens research perspectives on the role played by specific objects in the resilience process.

Sujet - Nom commun: Objets rituels -- Thèses et écrits académiques | Résilience (psychologie) -- Thèses et écrits académiques | Médecine populaire -- Thèses et écrits académiques | Rituel -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom géographique: La Réunion (France ; île) -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Résilience | Objets de protection | Île de la réunion | Thérapies traditionnelles | Croyances | Émotions positives | Rituels | Culture

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Cognition, langage, interaction (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Laboratoire parisien de psychologie sociale (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Antoine Bioy (Président du jury) ; Serban Ionescu, Véronique Goussé (Membre(s) du jury) ; Évelyne Bouteyre, Édith Lecourt (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Psychologie clinique et psychopathologie Paris 8 2018

La résilience, conçue comme un processus, apparaît comme le résultat de la balance dynamique entre facteurs de protection et facteurs de risque, lesquels sont considérés au niveau individuel, familial et environnemental. A notre connaissance, aucune publication ne fait référence à la fonction protectrice des objets inanimés tels qu’amulettes, talismans ou autres porte-bonheurs. Le travail de recherche mené dans le cadre de ce doctorat a été réalisé à l’Île de La Réunion. Il porte sur ces objets particuliers et cherche à montrer qu’ils constituent des facteurs de protection mais également des producteurs de facteurs de protection intervenant dans la construction de la résilience. Les données ont été obtenues par plusieurs études : l’étude 1 a été menée à partir d’un questionnaire auprès de huit groupes de participants, les études 2, 3 et 4 ont été réalisées par le biais d’entretiens menés respectivement auprès de fabricants d’objets de protection, d’utilisateurs et de personnes possédant des objets protecteurs qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. L’étude 1 porte sur un effectif global de 240 participants, chaque groupe en compte 30. Les groupes se différencient par le genre, l’âge (moins de 28 ans, entre 28 et 50 ans et plus de 50 ans) et le fait d’être étudiant ou non. Pour les étudiants constituant le groupe âgé de moins de 28 ans, nous avons distingué le type de programme universitaire suivi : sciences ou sciences humaines. Les résultats des quatre études réalisées montrent que : 40% des participants possèdent un objet de type protecteur : 35 % des étudiants, 46,6 % des sujets entre 28 et 50 ans et 50 % des personnes de plus de 50 ans ; 46,6 % sont des femmes et 35 % des hommes. Les personnes qui possèdent ces objets le font pour se protéger elles-mêmes (87,7 %), protéger leurs enfants (58,7 %), leur habitation (50 %) ou leur véhicule (34.7 %), ils protègent en premier lieu des autres et apportent aux personnes qui les possèdent de l’espoir (20 %), de la confiance en soi (19 %), de l’apaisement (19 %), du courage (19 %) et du soutien (17 %). Première étude du genre, cette recherche montre que des objets de type « protecteur » peuvent constituer, pour certaines personnes, des ressources utiles et estimées efficaces face à l’adversité. Elle permet d’ouvrir une voie de recherche concernant le rôle de certains objets dans la construction de la résilience.

Resilience, viewed as a process, appears to be the result of the dynamical balance between protective and risk factors, considered at the individual family and environmental level.To our knowledge, no publication today discusses the protective function of inanimate objects, such as amulets, talismans or other lucky charms.The research work for this thesis was carried out in Reunion Island. It investigates those specific objects and intend to demonstrate that they are protective factors but also that they produce themselves protective factors which in turn foster resilience.The data exploited in this research were gathered by several studies: The first study was carried out from a questionnaire distributed to eight groups of respondents, the second, third and fourth studies consisted in interviews of respectively individuals that make protective objects, individuals that own and use protective objects and individuals that own and use protective objects they made themselves. The first survey collects 240 responses of a questionnaire, that is 30 within each one of the eight groups of respondents. The groups are distinguished by gender, age (less than 28 years old, from 28 to 50 years old and more than 50 years old) and being a student or not. For students, which represent subjects aged of less that 28 years old, a distinction is made on their major: Sciences or Humanities.The results of the four carried out studies show that: 40% of respondents own a protective object. 35% of the students, 46.6% of respondents aged from 28 to 50 years old and 50% of respondents aged 50 years old or more. 46.6% of individuals that own such objects are women and 35% are men. Owners of such objects do so to protect themselves (87.7%), to protect their children (58.7%), to protect their house (50%) or their vehicle (34.7%), those objects protect firstly against the others and they are alleged to give hope (20%), confidence (19%), serenity (19%), courage (19% and support (17%) to their owners.This research, first of its kind to demonstrate that protective objects can represent, for some individuals, useful and efficient resources against adversity, broadens research perspectives on the role played by specific objects in the resilience process.

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