Vue normale Vue MARC vue ISBD

Nikolaj Roslavec : le musicien « forgeron » de la Révolution d'Octobre : ses oeuvres pour voix et piano (1909-1931) / Louisa Martin-Chevalier ; sous la direction de Makis Solomos

Auteur principal: Martin-Chevalier, Louisa Auteur: Solomos, Makis (1962-....) ; Lischke, André ; Pozner, Valérie (1961-....) ; Olive, Jean-Paul (1958-....) ; Pichon-Bonin, Cécile (1978-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2017Numéro national de thèse: 2017PA080138.Note de thèse: Thèse de doctorat, Musicologie, Paris 8, 2017, Résumé:

L’œuvre de Nikolaj Roslavec apparaît comme un moment éphémère et expérimental dans l’histoire de la musique russe. Cette étude met en lumière l'existence d'un compositeur audacieux, ambitieux, qui a exalté la rhétorique révolutionnaire bolchevique de « l'homme nouveau » et s’est présenté comme un « forgeron de nouvelles formes de vie ». Plus encore, il a proposé un nouveau système de composition élaboré autour de ce qu’il appelle sintetakkord, forme apparemment hybride entre l’accord synthétique scriabinien et la série schœnbergienne, qu’il déploiera à différents moments de son parcours artistique. À travers la mise en place d’un principe compositionnel où le sintetakkord devient l’outil de sa pensée musicale, Roslavec tente de transcender les limites du langage tonal et du matériau compositionnel traditionnel et ainsi, de créer un tout organique et synthétique. Selon l’un des critiques musicaux de l’époque, « c’est un système solide et stable de perception et de contemplation des sons, issu de la conception et de la vision du monde inédites qui sont la marque d’une époque nouvelle ». Les événements révolutionnaires de 1917 chargent les débats artistiques d’une signification historique, de préoccupations politiques et idéologiques. Roslavec, qui se réclame de 1917, sera éminemment marqué par les nouvelles perspectives de construction d’une nouvelle société. « La culture musicale russe – encore instable, sans racines solides – a été entièrement balayée par Octobre » écrit-il. Celui que Mjaskovskij surnomme « le moderniste militant de gauche » s’engage dès le début des années 1920 au sein de nombreuses institutions culturelles. Son combat politique prendra différents aspects tout au long de sa vie, au gré des mutations politiques et institutionnelles que connaît la Russie : membre du Parti communiste, militant actif auprès des masses, actif dans la reconstruction culturelle et étatique de la vie musicale, actif dans la communauté artistique d’avant-garde et engagé par ses productions écrites.

Nikolaj Roslavec’s works stands as an ephemeral and experimental period in the history of Russian music. This research highlights the life and times of an audacious, ambitious, composer, who enthused the Bolshevik rhetoric of the “New Man” and used to introduced himself as a “blacksmith of new forms of life”. Furthermore, he set forth a new system of composition built upon what he called sinteakkord. That new system seemingly was a mix between the scriabinian synthetic chord and the schœnbergian series, and he would rely upon it at different stages of his artistic career.Through the setting of a compositional principle wherein the sintetakkord becomes the very tool of his musical thought, Roslavec endeavors to bypass the limitations of the tonal language and of the traditional compositional materials and thus attempts to create an organic and synthetic unity. As one of the musical critics of the time puts it: “It is a robust and stable system of perception and contemplation of the sounds, that stems from the new conception and view of the world that are the sign of a new era”.

Sujet - Nom commun: Musique et politique -- URSS -- Thèses et écrits académiques | -- URSS -- Thèses et écrits académiques | Communisme et musique -- URSS -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom géographique: -- URSS -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Roslavec | Musique - Politique | Musique russe | Musique soviétique | Révolution russe | Culture russe

Ressource en ligne: Accès réservé au texte intégral


Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
Consultable en ligne
Musique - SM Exclu du prêt 562215
Total des réservations: 0

Titre provenant de l'écran-titre

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Esthétique, musicologie et créations musicales (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : André Lischke (Président du jury) ; Jean-Paul Olive, Cécile Pichon-Bonin (Membre(s) du jury) ; Valérie Pozner (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Musicologie Paris 8 2017

L’œuvre de Nikolaj Roslavec apparaît comme un moment éphémère et expérimental dans l’histoire de la musique russe. Cette étude met en lumière l'existence d'un compositeur audacieux, ambitieux, qui a exalté la rhétorique révolutionnaire bolchevique de « l'homme nouveau » et s’est présenté comme un « forgeron de nouvelles formes de vie ». Plus encore, il a proposé un nouveau système de composition élaboré autour de ce qu’il appelle sintetakkord, forme apparemment hybride entre l’accord synthétique scriabinien et la série schœnbergienne, qu’il déploiera à différents moments de son parcours artistique. À travers la mise en place d’un principe compositionnel où le sintetakkord devient l’outil de sa pensée musicale, Roslavec tente de transcender les limites du langage tonal et du matériau compositionnel traditionnel et ainsi, de créer un tout organique et synthétique. Selon l’un des critiques musicaux de l’époque, « c’est un système solide et stable de perception et de contemplation des sons, issu de la conception et de la vision du monde inédites qui sont la marque d’une époque nouvelle ». Les événements révolutionnaires de 1917 chargent les débats artistiques d’une signification historique, de préoccupations politiques et idéologiques. Roslavec, qui se réclame de 1917, sera éminemment marqué par les nouvelles perspectives de construction d’une nouvelle société. « La culture musicale russe – encore instable, sans racines solides – a été entièrement balayée par Octobre » écrit-il. Celui que Mjaskovskij surnomme « le moderniste militant de gauche » s’engage dès le début des années 1920 au sein de nombreuses institutions culturelles. Son combat politique prendra différents aspects tout au long de sa vie, au gré des mutations politiques et institutionnelles que connaît la Russie : membre du Parti communiste, militant actif auprès des masses, actif dans la reconstruction culturelle et étatique de la vie musicale, actif dans la communauté artistique d’avant-garde et engagé par ses productions écrites.

Nikolaj Roslavec’s works stands as an ephemeral and experimental period in the history of Russian music. This research highlights the life and times of an audacious, ambitious, composer, who enthused the Bolshevik rhetoric of the “New Man” and used to introduced himself as a “blacksmith of new forms of life”. Furthermore, he set forth a new system of composition built upon what he called sinteakkord. That new system seemingly was a mix between the scriabinian synthetic chord and the schœnbergian series, and he would rely upon it at different stages of his artistic career.Through the setting of a compositional principle wherein the sintetakkord becomes the very tool of his musical thought, Roslavec endeavors to bypass the limitations of the tonal language and of the traditional compositional materials and thus attempts to create an organic and synthetic unity. As one of the musical critics of the time puts it: “It is a robust and stable system of perception and contemplation of the sounds, that stems from the new conception and view of the world that are the sign of a new era”.

Il n'y a pas de commentaire pour ce titre.

pour proposer un commentaire.