Vue normale Vue MARC vue ISBD

Les juifs italiens de Tunisie pendant le fascisme (1921-1943) / Martino Oppizzi ; sous la direction de Marie-Anne Matard-Bonucci et de Nicola Labanca

Auteur principal: Oppizzi, Martino Auteur: Matard-Bonucci, Marie-Anne (1960-....) ; Labanca, Nicola (1957-....) ; Dumasy, François (1974-....) ; Levis Sullam, Simon ; Luzzatto Voghera, Gadi (1963-....) ; Zytnicki, Colette (1954-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2017Numéro national de thèse: 2017PA080069.Note de thèse: Thèse de doctorat, Histoire contemporaine, Paris 8, 2017, Note de thèse: Thèse de doctorat, Histoire contemporaine, Università degli studi di Firenze, 2017, Résumé:

En Tunisie, les Italiens représentèrent pendant longtemps la plus importante communauté d’émigrés d’origine européenne. Les Juifs italiens de Tunisie, appelés aussi « Livournais » car provenant pour la majorité du port toscan de Livourne, furent parmi les premiers à s’installer dans la Régence, en devenant ensuite une classe sociale relativement aisée, cultivée et avec un rôle d’élite au sein de la communauté italienne. L’arrivée du fascisme constitua un tournant politique pour les Juifs livournais, invités à prendre une position nette en faveur ou contre le régime, mais aussi à renégocier leur pouvoir face aux nouvelles autorités.La thèse se divise en cinq parties. La première aborde l’identité des Livournais et sa construction historique. La deuxième partie questionne le domaine socio-économique, pour comprendre la place occupée par les Juifs italiens dans la société tunisienne de l’entre-deux-guerres, sans oublier les rapports avec les autres populations de la Tunisie dans une perspective comparative. Achevée l’analyse de la communauté livournaise, le travail se focalise sur le rapport avec le fascisme, traité en trois parties. Les axes de la recherche ont été le processus de fascisation de la communauté italienne de Tunisie, la nature du consensus et de l’opposition parmi les Livournais, et les enjeux du tournant antisémite de 1938.En partant de l’histoire de la communauté juive italienne de Tunisie, la thèse articule des réflexions plus globales, concernant le rapport entre le fascisme et les Italiens à l’étranger, l’histoire de l’émigration italienne en Afrique du Nord, et les responsabilités du régime dans les persécutions antisémites culminées dans la Shoah.

In Tunisia, Italians created the most important community of Europeans emigrants until WW2. The Italian Jews of the country, called also “Livornese” as most of them was native of the Italian port of Livorno, formed the first group of foreigners which decided to settle in Tunisia. The community grew up quickly, and became a political, social and economic élite inside the Italian community. The rise of fascism pushed Italian Jews of Tunisia to make a choice between the support to the new regime and the antifascist resistance. They also had to renegotiate their role and power in the Italian community itself, according with the new authorities of Rome.The thesis is divided in five parts. In the first one, the Livornese Jews’ identity is investigated, to understand its evolution through the centuries, and its complexity. The second part examines the social and economic profile of the community in the context of the Tunisian colonial society, with a focus on the cultural and material relationships between Livornese Jews and the other populations of the country. The last three parts of the thesis investigate the relation between Livornese and fascism between 1921 and 1943, focusing on the question of consensus to the new regime, the forms of the opposition, the penetration of fascism in the Tunisian context, and the crisis of the Livornese community after the anti-Semitic laws and the war. The history of Italian Jews of Tunisia is the starting point for more global reflections, investing the fascist politics on Italian emigration, the role of Italian communities in the Northern Africa, and the responsibilities of Italy in anti-Semitic persecutions, culminated in the Shoah.

Sujet - Nom commun: Juifs italiens -- Thèses et écrits académiques | Antisémitisme -- Thèses et écrits académiques | Méditerranée (région) -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom géographique: Tunisie -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Tunisie | Fascisme | Méditerranée | Communauté | Élite

Ressource en ligne: Accès réservé au texte intégral


Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
Consultable en ligne
Histoire - Y Exclu du prêt 548411
Total des réservations: 0

Thèse soutenue en co-tutelle

Titre provenant de l'écran-titre

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Centre de recherches historiques : histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : François Dumasy, Simon Levis Sullam, Gadi Luzzatto Voghera, Colette Zytnicki (Membre(s) du jury)

Thèse de doctorat Histoire contemporaine Paris 8 2017

Thèse de doctorat Histoire contemporaine Università degli studi di Firenze 2017

En Tunisie, les Italiens représentèrent pendant longtemps la plus importante communauté d’émigrés d’origine européenne. Les Juifs italiens de Tunisie, appelés aussi « Livournais » car provenant pour la majorité du port toscan de Livourne, furent parmi les premiers à s’installer dans la Régence, en devenant ensuite une classe sociale relativement aisée, cultivée et avec un rôle d’élite au sein de la communauté italienne. L’arrivée du fascisme constitua un tournant politique pour les Juifs livournais, invités à prendre une position nette en faveur ou contre le régime, mais aussi à renégocier leur pouvoir face aux nouvelles autorités.La thèse se divise en cinq parties. La première aborde l’identité des Livournais et sa construction historique. La deuxième partie questionne le domaine socio-économique, pour comprendre la place occupée par les Juifs italiens dans la société tunisienne de l’entre-deux-guerres, sans oublier les rapports avec les autres populations de la Tunisie dans une perspective comparative. Achevée l’analyse de la communauté livournaise, le travail se focalise sur le rapport avec le fascisme, traité en trois parties. Les axes de la recherche ont été le processus de fascisation de la communauté italienne de Tunisie, la nature du consensus et de l’opposition parmi les Livournais, et les enjeux du tournant antisémite de 1938.En partant de l’histoire de la communauté juive italienne de Tunisie, la thèse articule des réflexions plus globales, concernant le rapport entre le fascisme et les Italiens à l’étranger, l’histoire de l’émigration italienne en Afrique du Nord, et les responsabilités du régime dans les persécutions antisémites culminées dans la Shoah.

In Tunisia, Italians created the most important community of Europeans emigrants until WW2. The Italian Jews of the country, called also “Livornese” as most of them was native of the Italian port of Livorno, formed the first group of foreigners which decided to settle in Tunisia. The community grew up quickly, and became a political, social and economic élite inside the Italian community. The rise of fascism pushed Italian Jews of Tunisia to make a choice between the support to the new regime and the antifascist resistance. They also had to renegotiate their role and power in the Italian community itself, according with the new authorities of Rome.The thesis is divided in five parts. In the first one, the Livornese Jews’ identity is investigated, to understand its evolution through the centuries, and its complexity. The second part examines the social and economic profile of the community in the context of the Tunisian colonial society, with a focus on the cultural and material relationships between Livornese Jews and the other populations of the country. The last three parts of the thesis investigate the relation between Livornese and fascism between 1921 and 1943, focusing on the question of consensus to the new regime, the forms of the opposition, the penetration of fascism in the Tunisian context, and the crisis of the Livornese community after the anti-Semitic laws and the war. The history of Italian Jews of Tunisia is the starting point for more global reflections, investing the fascist politics on Italian emigration, the role of Italian communities in the Northern Africa, and the responsibilities of Italy in anti-Semitic persecutions, culminated in the Shoah.

Il n'y a pas de commentaire pour ce titre.

pour proposer un commentaire.