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L'art urbain des graffitis : expérimentation des frontières esthétiques / Gary Burgi ; sous la direction de François Soulages

Auteur principal: Burgi, Gary Auteur: Soulages, François ; Bonnet, Éric (19..-....) ; Chareyre-Méjan, Alain ; Rouet, Gilles (1958-....) ; Olivieri, Alberto Freire de Carvalho Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2016Numéro national de thèse: 2016PA080131.Note de thèse: Thèse de doctorat, Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, Paris 8, 2016, Résumé:

Un graffiti est exposé à la vue de tous dans la rue : lieu du passage, de l’échange, de l’intenseproximité. Un regard doit-il/peut-il se constituer, se conformer à un lieu d’approximation, dedistance, de rencontre, de conflit ?Or, exposer ce type d’oeuvre ailleurs, semble, a priori, une hérésie ; sa décontextualisation, unpléonasme. En quoi l’acte d’exposer contredit-il cette pratique urbaine, si, littéralement, un graffitiest directement accessible à nos sens, exposé ? Le mur est-il une frontière qui fait écran, entre lemonde du réel et de l’irréel ?Une représentation persiste inconsciemment : l’art urbain peut aussi faireconsensus. Comment autrui intervient-il dans ce type de représentation ?Avec des hypothèses élaborées à partir d’oeuvres urbaines, un corpus d’image constituera uneméthode de recherche pour engager un dialogue avec le corps du passant, suivant les modalités deproduction ou de création de cette vision de graffiti.Une expérimentation des frontières esthétiques, peut-elle rendre compte, a posteriori, dudevenir de l’anonymat d’une oeuvre d’art réalisée sur les surfaces anonymes et phénoménales de laville ?La comparaison du corps d’un être humain à celui d’une ville, est-elle fortuite ? Cetteréduction de l’homme au mur, dit métaphoriquement, est-elle constitutive de rapportshumains ? Réels, fictifs ? Relatifs ?Comment l’art peut-il former dans l’urgence un regard historique, voire collectif, sans ladistance ?

A graffiti is exposed for every body in the street : place of passage, exchange, of the intenseproximity. Should or could a glance be able to constitute itself or to observe itself, a place ofapproximation, of distance, of meeting, of conflict ?But, to expose this type of work elsewhere, seems, a priori, a heresy ; its decontextualization,a pleonasm. How does the act of exposing contradict this urban practice, if, literally, a graffiti isdirectly accessible to our senses, exposed ? Is the wall a boundary between the real and the unreal ?A representation persists unconsciously : urban art can also make a consensus. How doesanother person intervene in this type of representation ?With hypotheses developed from urban works, a corpus of images will constitute a researchmethod for engaging a dialogue with the body of the passer-by, according to the modalities ofproduction or creation of this vision of graffiti.Can an experiment on aesthetic borders explain, a posteriori, the future of the anonymity of apiece of art produced on the anonymous and phenomenal surfaces of the city ?Is the comparison between the body of a human being and the corpse of a city, fortuitous ? Isthis reduction of the man to the wall, metaphorically speaking, constitutive of human relationships ?Real, fictional ? Relative ?How can art form in the emergency a historical view and collective, without distance ?

Sujet - Nom commun: Graffiti -- Esthétique -- Thèses et écrits académiques | Géographie urbaine -- Thèses et écrits académiques | Expositions -- Graffiti -- Thèses et écrits académiques | Murs extérieurs -- Thèses et écrits académiques | Figures de rhétorique -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Lieu | Exposer | Autrui | Monde | Paroi | Métaphore | Métamorphos

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Arts des images et art contemporain (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Éric Bonnet (Président du jury) ; François Soulages, Alberto Freire de Carvalho Olivieri (Membre(s) du jury) ; Alain Chareyre-Méjan, Gilles Rouet (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Esthétique, Sciences et Technologies des Arts Paris 8 2016

Un graffiti est exposé à la vue de tous dans la rue : lieu du passage, de l’échange, de l’intenseproximité. Un regard doit-il/peut-il se constituer, se conformer à un lieu d’approximation, dedistance, de rencontre, de conflit ?Or, exposer ce type d’oeuvre ailleurs, semble, a priori, une hérésie ; sa décontextualisation, unpléonasme. En quoi l’acte d’exposer contredit-il cette pratique urbaine, si, littéralement, un graffitiest directement accessible à nos sens, exposé ? Le mur est-il une frontière qui fait écran, entre lemonde du réel et de l’irréel ?Une représentation persiste inconsciemment : l’art urbain peut aussi faireconsensus. Comment autrui intervient-il dans ce type de représentation ?Avec des hypothèses élaborées à partir d’oeuvres urbaines, un corpus d’image constituera uneméthode de recherche pour engager un dialogue avec le corps du passant, suivant les modalités deproduction ou de création de cette vision de graffiti.Une expérimentation des frontières esthétiques, peut-elle rendre compte, a posteriori, dudevenir de l’anonymat d’une oeuvre d’art réalisée sur les surfaces anonymes et phénoménales de laville ?La comparaison du corps d’un être humain à celui d’une ville, est-elle fortuite ? Cetteréduction de l’homme au mur, dit métaphoriquement, est-elle constitutive de rapportshumains ? Réels, fictifs ? Relatifs ?Comment l’art peut-il former dans l’urgence un regard historique, voire collectif, sans ladistance ?

A graffiti is exposed for every body in the street : place of passage, exchange, of the intenseproximity. Should or could a glance be able to constitute itself or to observe itself, a place ofapproximation, of distance, of meeting, of conflict ?But, to expose this type of work elsewhere, seems, a priori, a heresy ; its decontextualization,a pleonasm. How does the act of exposing contradict this urban practice, if, literally, a graffiti isdirectly accessible to our senses, exposed ? Is the wall a boundary between the real and the unreal ?A representation persists unconsciously : urban art can also make a consensus. How doesanother person intervene in this type of representation ?With hypotheses developed from urban works, a corpus of images will constitute a researchmethod for engaging a dialogue with the body of the passer-by, according to the modalities ofproduction or creation of this vision of graffiti.Can an experiment on aesthetic borders explain, a posteriori, the future of the anonymity of apiece of art produced on the anonymous and phenomenal surfaces of the city ?Is the comparison between the body of a human being and the corpse of a city, fortuitous ? Isthis reduction of the man to the wall, metaphorically speaking, constitutive of human relationships ?Real, fictional ? Relative ?How can art form in the emergency a historical view and collective, without distance ?

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