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Le Mur comme catégorie esthétique centrale dans la création cinématographique de Michelangelo Antonioni (et quelques liens transfilmiques). / Véronique Buyer ; sous la direction de Patrick Louguet

Auteur principal: Buyer, Véronique Auteur: Louguet, Patrick (1947-....) ; Coureau, Didier ; Amiel, Vincent (1956-....) ; Costa, Fabienne (1969-....) ; Zabunyan, Dork (1973-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2016Numéro national de thèse: 2016PA080070.Note de thèse: Thèse de doctorat, Études cinématographiques, Paris 8, 2016, Résumé:

Au-delà de l'importance de l'espace dans l’œuvre de Michelangelo Antonioni, considérer le mur permet de mettre en évidence le rapport entre le corps sensible des personnages et leur environnement à partir de cet élément à échelle humaine et de découvrir que le mur apparaît également dans des configurations qui ne font plus appel à la notion de volume, mais à celle, métacinématographique, d'écran. En examinant les différents aspects que le terme « mur » recouvre dans l’œuvre, mon propos s'attache à démontrer que si le mur devient catégorie esthétique c'est par son omniprésence à l'écran mais aussi par sa capacité à s'étendre à toutes les dimensions de la fable. La thèse s'organise selon deux idées-cinéma : le mur-objet – qui considère le mur selon son acception la plus concrète – et le mur-écran – pour souligner la proximité du mur, devenu surface, avec l'écran cinématographique. À chaque étape, des lignes transversales sont tendues vers d'autres œuvres et d'autres arts. À partir du mur, élément en apparence stable et immuable, se dévoile un mouvement de libération inhérent à l’œuvre. Les murs sont surfaces de déplacements, formes en mouvement qui entraînent les personnages le long des lignes de déterritorialisation qu'ils proposent. Comme dans sa réalité concrète entre deux espaces, le mur se situe toujours à une limite. Penser le mur, c'est se confronter à cette limite, lieu de basculement, lieu d'instabilité.

Beyond the importance of spaces in Michelangelo Antonioni's work, considering the wall allows to highlight the relationships between the characters' sensitive bodies and their environment from this human scale element and to discover that the wall also appears in configurations which do not depend on the notion of volume but on the metacinematographic notion of screen. By studying the various aspects the term "wall" recovers, I attempt to demonstrate that the wall becomes esthetic category by its omnipresence but also by its capacity to extend in all the dimensions of the fable. The thesis is organized according to two ideas-cinemas: the wall-object - which considers the wall according to its most concrete meaning - and the wall-screen - to underline the closeness of the wall, as a surface, with the film screen. In every stage, transverse lines are tightened towards other works and other arts. From this seemingly stable and unchanging element unfold a movement of liberation inherent to the work. Walls are surfaces of movements, forms in movement which lead the characters along the lines of deterritorialisation they propose. As in its concrete reality between two spaces, the wall is always on a limit. Considering the wall is confronting with this limit, this place of shift and instability.

Sujet - Nom de personne: Antonioni Michelangelo -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom commun: Murs -- Esthétique -- Thèses et écrits académiques | Art abstrait -- Thèses et écrits académiques | -- Thèses et écrits académiques | Cinéma -- Esthétique Sujet - Thésaurus: Antonioni | Cinéma | Mur | Art | Abstraction

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Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
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Cinéma - SC Exclu du prêt 524677
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Titre provenant de l'écran-titre

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuel (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Didier Coureau (Président du jury) ; Patrick Louguet, Fabienne Costa, Dork Zabunyan (Membre(s) du jury) ; Vincent Amiel (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Études cinématographiques Paris 8 2016

Au-delà de l'importance de l'espace dans l’œuvre de Michelangelo Antonioni, considérer le mur permet de mettre en évidence le rapport entre le corps sensible des personnages et leur environnement à partir de cet élément à échelle humaine et de découvrir que le mur apparaît également dans des configurations qui ne font plus appel à la notion de volume, mais à celle, métacinématographique, d'écran. En examinant les différents aspects que le terme « mur » recouvre dans l’œuvre, mon propos s'attache à démontrer que si le mur devient catégorie esthétique c'est par son omniprésence à l'écran mais aussi par sa capacité à s'étendre à toutes les dimensions de la fable. La thèse s'organise selon deux idées-cinéma : le mur-objet – qui considère le mur selon son acception la plus concrète – et le mur-écran – pour souligner la proximité du mur, devenu surface, avec l'écran cinématographique. À chaque étape, des lignes transversales sont tendues vers d'autres œuvres et d'autres arts. À partir du mur, élément en apparence stable et immuable, se dévoile un mouvement de libération inhérent à l’œuvre. Les murs sont surfaces de déplacements, formes en mouvement qui entraînent les personnages le long des lignes de déterritorialisation qu'ils proposent. Comme dans sa réalité concrète entre deux espaces, le mur se situe toujours à une limite. Penser le mur, c'est se confronter à cette limite, lieu de basculement, lieu d'instabilité.

Beyond the importance of spaces in Michelangelo Antonioni's work, considering the wall allows to highlight the relationships between the characters' sensitive bodies and their environment from this human scale element and to discover that the wall also appears in configurations which do not depend on the notion of volume but on the metacinematographic notion of screen. By studying the various aspects the term "wall" recovers, I attempt to demonstrate that the wall becomes esthetic category by its omnipresence but also by its capacity to extend in all the dimensions of the fable. The thesis is organized according to two ideas-cinemas: the wall-object - which considers the wall according to its most concrete meaning - and the wall-screen - to underline the closeness of the wall, as a surface, with the film screen. In every stage, transverse lines are tightened towards other works and other arts. From this seemingly stable and unchanging element unfold a movement of liberation inherent to the work. Walls are surfaces of movements, forms in movement which lead the characters along the lines of deterritorialisation they propose. As in its concrete reality between two spaces, the wall is always on a limit. Considering the wall is confronting with this limit, this place of shift and instability.

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