Vue normale Vue MARC vue ISBD

Eléments vers une éthique de l'habitation / Mathias Rollot ; sous la direction de Chris Younès et de Stéphane Bonzani

Auteur principal: Rollot, Mathias (1988-....) Auteur: Younès, Chris (1946-....) ; Bonzani, Stéphane (1975-....) ; Vanderburgh, David John Theodor ; Chardel, Pierre-Antoine ; Versteegh, Pieter (1961-....) ; Madec, Philippe (1954-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2016Numéro national de thèse: 2016PA080008.Note de thèse: Thèse de doctorat, Architecture, Paris 8, 2016, Résumé:

Inquiétée par les récentes métamorphoses de l’habitation humaine toujours en devenir, la thèse propose d’interroger l’idée philosophique d’habiter dans ses lignes critiques. Par delà la réduction binaire que sous-tend la capacité de différenciation de la notion (ce qui serait habitable, ce qui ne le serait pas), elle voudrait mettre à jour des formes plus complexes d’explicitations des divers accompagnements et résistances aux processus habitationnels. Pour ce faire, la recherche déploie d’une part une reconstruction dialogique de l’idée d’habiter, et d’autre part une mise en résonance de cette proposition avec l’étude de la pensée du philosophe Günther Anders. Au travers des notions de conformisation, de « dividu », de familiarisation, ou encore de livraison du monde, elle cherche à faire voir la façon dont, aujourd’hui, les polarités habitationnelles peuvent concrètement être « mises en difficulté » par des dispositifs spatiaux, mais aussi par des appareils techniques et structures sociétales ou culturelles. En cela, l’étude travaille à l’établissement d’une nouvelle lecture des rapports complexes à envisager entre architectures, habitations, et responsabilités à l’heure de la modernité-liquide. Modeste prémisse d’une forme de « théorie critique des milieux habités » contemporains, elle cherche à fonder une somme d’éléments capable de mettre à jour l’habitation comme « valeur éthique » et d’éclairer la pensée vers de potentielles postures architecturales mais aussi habitantes. Esquissant par là les contours et contenus de ce que pourrait être une paradoxale mais nécessaire éthique de l’habitation.

The research aims at questioning the inhabitation philosophical idea in its critical contents. Beyond its binary reduction (inhabilitability : what would be inhabitable, and what may be un-inhabitable), it tries to shape more complex explainations of the different resistances to the inhabitations processes. To do so, the research first construct a dialogic structure of the « inhabitation » philosophical notion. Then, it put it in relation to the philosophical thinking of Günther Anders. Through the notions of conformisation, of « dividu », or the one of « familiarization », it wants to show how human inhabitation polarities can be difficult to realize in certains spatial configurations, with certains technological disposals, or inside certain societies or cultural structures. In all this, the study tries to establish a new reading of the complex relations that stands between architectures, inhabitations and responsabilities inside the liquid modernity we live in. Introduction of a larger « critical theory of milieus », it works at constructing a series of elements capable of representing inhabitation as a ethical value, as much as bringing the thinking to new potentialities. Sketching, in this way, contents and limits of what could be a paradoxal but also necessary inhabitation’s ethic.

Sujet - Nom de personne: Anders Günther -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom commun: Architecture -- éthique -- Thèses et écrits académiques | Philosophie -- 20e siècle -- Habitations -- Thèses et écrits académiques | Anthropologie phénoménologique -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Habiter | Ethique | Urbain | Responsabilité | Contemporain | Paradoxe | Esthétique

Ressource en ligne: Accès au texte intégral | Cliquez ici


Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
Consultable en ligne
Arts plastiques - SA Exclu du prêt 518714
Total des réservations: 0

Titre provenant de l'écran-titre

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Autre(s) contribution(s) : David John Theodor Vanderburgh (Président du jury) ; Chris Younès, Stéphane Bonzani, Pieter Versteegh, Philippe Madec (Membre(s) du jury) ; Pierre-Antoine Chardel (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Architecture Paris 8 2016

Inquiétée par les récentes métamorphoses de l’habitation humaine toujours en devenir, la thèse propose d’interroger l’idée philosophique d’habiter dans ses lignes critiques. Par delà la réduction binaire que sous-tend la capacité de différenciation de la notion (ce qui serait habitable, ce qui ne le serait pas), elle voudrait mettre à jour des formes plus complexes d’explicitations des divers accompagnements et résistances aux processus habitationnels. Pour ce faire, la recherche déploie d’une part une reconstruction dialogique de l’idée d’habiter, et d’autre part une mise en résonance de cette proposition avec l’étude de la pensée du philosophe Günther Anders. Au travers des notions de conformisation, de « dividu », de familiarisation, ou encore de livraison du monde, elle cherche à faire voir la façon dont, aujourd’hui, les polarités habitationnelles peuvent concrètement être « mises en difficulté » par des dispositifs spatiaux, mais aussi par des appareils techniques et structures sociétales ou culturelles. En cela, l’étude travaille à l’établissement d’une nouvelle lecture des rapports complexes à envisager entre architectures, habitations, et responsabilités à l’heure de la modernité-liquide. Modeste prémisse d’une forme de « théorie critique des milieux habités » contemporains, elle cherche à fonder une somme d’éléments capable de mettre à jour l’habitation comme « valeur éthique » et d’éclairer la pensée vers de potentielles postures architecturales mais aussi habitantes. Esquissant par là les contours et contenus de ce que pourrait être une paradoxale mais nécessaire éthique de l’habitation.

The research aims at questioning the inhabitation philosophical idea in its critical contents. Beyond its binary reduction (inhabilitability : what would be inhabitable, and what may be un-inhabitable), it tries to shape more complex explainations of the different resistances to the inhabitations processes. To do so, the research first construct a dialogic structure of the « inhabitation » philosophical notion. Then, it put it in relation to the philosophical thinking of Günther Anders. Through the notions of conformisation, of « dividu », or the one of « familiarization », it wants to show how human inhabitation polarities can be difficult to realize in certains spatial configurations, with certains technological disposals, or inside certain societies or cultural structures. In all this, the study tries to establish a new reading of the complex relations that stands between architectures, inhabitations and responsabilities inside the liquid modernity we live in. Introduction of a larger « critical theory of milieus », it works at constructing a series of elements capable of representing inhabitation as a ethical value, as much as bringing the thinking to new potentialities. Sketching, in this way, contents and limits of what could be a paradoxal but also necessary inhabitation’s ethic.

Configuration requise : un logiciel capable de lire un fichier au format : PDF

Il n'y a pas de commentaire pour ce titre.

pour proposer un commentaire.