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Les réactions britanniques face à la prise d'Alger par la France en 1830 : luttes et rivalités coloniales, politiques et diplomatiques en Méditerranée depuis le projet de combinaison avec Méhémet Ali en janvier 1830 jusqu'au bombardement de Tanger de 1844. / Mohand Ouali ; sous la direction de Lori Maguire

Auteur principal: Ouali, Mohand Co-auteur: Maguire, Lori ; Teulié, Gilles ; Dickason, Renée ; Kadri, Aïssa Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Pratiques et théories du sens, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2016Numéro national de thèse: 2016PA080005.Note de thèse: Thèse de doctorat, Civilisation britannique, Paris 8, 2016, Résumé:

Au cours de la première moitié du XIXème siècle, la Méditerranée a constitué un espace conflictuel particulier entre la France et La Grande-Bretagne. L’Affaire d’Alger en 1830 marquera à ce titre un nouveau point de désaccord entre Londres et Paris au même moment où l’empire britannique inaugurait une ère de grandes réformes sociales, parlementaires et idéologiques. La diplomatie outre-Manche particulièrement sous les Tories insistera, avec véhémence sur la nécessité du retrait des troupes de l’armée d’Afrique de sa nouvelle acquisition en Afrique du Nord : Alger. Ce dossier de politique étrangère fera l’objet d’un travail parlementaire soutenu et dont les organes de la presse écrite, à l’instar du quotidien The Times, s’en feront l’écho. C’est Aberdeen, diplomate et homme politique de premier ordre, qui est le premier à estimer que l’entreprise échafaudée par Charles X, roi de France, dissimule des intentions néo-impériales. Aussi, le Foreign Office ne ménagera pas ses forces, notamment par la multiplication de ses requêtes, gageant que le nouveau gouvernement de Juillet puisse honorer les engagements des Bourbons. Le refus des Conservateurs du maintien de la colonie d’Alger témoigne ainsi de l’importance de l’espace méditerranéen dans le contexte des rivalités coloniales et des stratégies impériales. Malgré le silence des Whigs après leur accès au pouvoir en novembre 1830 sur l’avenir d’Alger, l’opposition au sein de la Chambre des Lords et la Chambre des Communes s’est illustrée pour exiger que les garanties fournies par les Bourbons soient satisfaites. Le retour des Tories sur ce sujet a de ce fait donné un cachet international à l’Affaire d’Alger.

The Mediterranean Sea was to constitute a key ground of diplomatic struggle between the two traditional rivals, -Great-Britain and France- during the first half of the nineteenth century. If the British officials vehemently demanded a rapid withdrawal of French troops from the newly conquered Algiers, this subject, despite its obvious importance, has been rarely advocated in the historical interest. Hence, the present essay which aims to provide a new approach by examining the British point of view regarding the guaranties given by France to evacuate Algiers after its invasion in 1830. Thus, the work of the Foreign Minister, Aberdeen, will be a particular focus so as to get a better understanding of the British demands, notably the withdrawal of French forces. Moreover, the decision to maintain the North African colony was also a matter of passionate parliamentary controversy reported by the press; that is precisely what we will focus in order to understand British foreign policy towards the Barbary Regencies and the stakes in the Mediterranean. So, the parliamentary opposition introduced the question of Algiers as a matter of international interest. The French troops’ evacuation from Algiers was one the Tories’ examples to criticize British foreign policy under the Whig Governments.

Sujet - Nom de personne: Päer Ferdinando Sujet - Collectivité: Grande-Bretagne House of Commons | Grande-Bretagne House of Lords -- Réforme Sujet - Nom commun: Politique économique -- Grande-Bretagne -- 19e siècle Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: L'Empire britannique | L'évacuation d'Alger | La prise d'Alger | Rivalité coloniale | Chambre des communes | Chambre des Lords | Tories et Whigs | La Méditerranée

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Autre(s) contribution(s) : Gilles Teulié (Président du jury) ; Lori Maguire, Aïssa Kadri (Membre(s) du jury) ; Renée Dickason (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Civilisation britannique Paris 8 2016

Au cours de la première moitié du XIXème siècle, la Méditerranée a constitué un espace conflictuel particulier entre la France et La Grande-Bretagne. L’Affaire d’Alger en 1830 marquera à ce titre un nouveau point de désaccord entre Londres et Paris au même moment où l’empire britannique inaugurait une ère de grandes réformes sociales, parlementaires et idéologiques. La diplomatie outre-Manche particulièrement sous les Tories insistera, avec véhémence sur la nécessité du retrait des troupes de l’armée d’Afrique de sa nouvelle acquisition en Afrique du Nord : Alger. Ce dossier de politique étrangère fera l’objet d’un travail parlementaire soutenu et dont les organes de la presse écrite, à l’instar du quotidien The Times, s’en feront l’écho. C’est Aberdeen, diplomate et homme politique de premier ordre, qui est le premier à estimer que l’entreprise échafaudée par Charles X, roi de France, dissimule des intentions néo-impériales. Aussi, le Foreign Office ne ménagera pas ses forces, notamment par la multiplication de ses requêtes, gageant que le nouveau gouvernement de Juillet puisse honorer les engagements des Bourbons. Le refus des Conservateurs du maintien de la colonie d’Alger témoigne ainsi de l’importance de l’espace méditerranéen dans le contexte des rivalités coloniales et des stratégies impériales. Malgré le silence des Whigs après leur accès au pouvoir en novembre 1830 sur l’avenir d’Alger, l’opposition au sein de la Chambre des Lords et la Chambre des Communes s’est illustrée pour exiger que les garanties fournies par les Bourbons soient satisfaites. Le retour des Tories sur ce sujet a de ce fait donné un cachet international à l’Affaire d’Alger.

The Mediterranean Sea was to constitute a key ground of diplomatic struggle between the two traditional rivals, -Great-Britain and France- during the first half of the nineteenth century. If the British officials vehemently demanded a rapid withdrawal of French troops from the newly conquered Algiers, this subject, despite its obvious importance, has been rarely advocated in the historical interest. Hence, the present essay which aims to provide a new approach by examining the British point of view regarding the guaranties given by France to evacuate Algiers after its invasion in 1830. Thus, the work of the Foreign Minister, Aberdeen, will be a particular focus so as to get a better understanding of the British demands, notably the withdrawal of French forces. Moreover, the decision to maintain the North African colony was also a matter of passionate parliamentary controversy reported by the press; that is precisely what we will focus in order to understand British foreign policy towards the Barbary Regencies and the stakes in the Mediterranean. So, the parliamentary opposition introduced the question of Algiers as a matter of international interest. The French troops’ evacuation from Algiers was one the Tories’ examples to criticize British foreign policy under the Whig Governments.

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