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Surfaces picturales : effondrement, poussée / Isabelle Herbet ; sous la direction de Éric Bonnet

Auteur principal: Herbet, Isabelle Co-auteur: Bonnet, Éric ; Sorbé, Hélène (1956-....) ; Lachaud, Jean-Marc (1956-....) ; Durozoi, Gérard (1942-....) ; Jeune, Francois (1953-....) Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2015Numéro national de thèse: 2015PA080064.Note de thèse: Thèse de doctorat, Arts plastiques, Paris 8, 2015, Résumé:

Effondrement et poussée sont les deux étais qui font le soutènement de la surface picturale dans l’art contemporain. De cette hypothèse, est né un parcours esthétique à la recherche de ce qui crée l’événement dans la surface : l’espacement de la surface mallarméenne, l’ouvert de Maldiney et le « vide actif » chez Cézanne ou Mondrian, le saut ou « jump » de Willem de Kooning, l’incise, la déchirure, ce par quoi le regard semble tomber dans la surface, semble s’abimer dans ses dessous et provoquer ce que Walter Benjamin nomme l’image dialectique, un état-limite où la sensation d’effondrement intérieur se double d’un plaisir esthétique fondé sur une pratique de chiffonnier : la récolte de détritus ou de déchets pour créer un montage de temps, une surface complexe. Cet état-limite de la peinture est développé par Didi-Huberman grâce au concept de pan dont la force antithétique réunit les pôles entre lesquels s’écartèle la peinture : ordre et chaos, autrefois et présent, lointain et proche, structure et texture, vide et plein… Le battement qui en résulte fait naître, fait pousser un regard autre, caractéristique de l’aura dont on se demande si elle n’est pas l’origine même de la peinture et non pas sa conséquence, ses effets. Ainsi, la question de l’aura génère-t-elle des questions plastiques telles que la trace, la marque, le trait, le blanc, le vide, le rien… mais aussi celles du pli, du dépli, du repli et de son équivalent le retrait. La métaphore anthropologique de la peau est le fil conducteur de cette thèse dont les occurrences se retrouvent également dans la figure de l’arbre, de l’écorce, feuilles et nervures. Le livre ou le cahier auxquels est dévolue une partie de la recherche prend sa source dans la matière même de l’arbre, le liber, pellicule entre l’écorce et le bois. Le geste même de l’inscription est interrogé et, avec lui, les lieux et les temps mêmes de sa déposition, surfaces picturales.

Pictorial surfaces: collapse & thrust is based on the assumption that the “surface entity”, following the expression coined by Christian Bonnefoi, is the unstable location of painting, whose construction can only be chronological. An aesthetic journey unfurls on the foundation of this allegation, the first step being the attempt to determine a typology of surfaces : surface spacing as in Mallarmé’s work, the “open” in Maldiney’s work, with “active emptiness” in Cezanne or Mondrian’s work -, and also, what opens the body of painting. The rift on the surface, the missing part has the value of Willem de Kooning’s leap or “jump”. The incision, the tear through which the eye seems to drop onto the surface takes the shape of a strip, grating or mesh. Collapse can put on the attire of disaster. What emerges at the precise spot where stars fell is the dialectical venue of images, a border-line where the sensation of inner disintegration comes with an aesthetic pleasure based on a practice giving preference to withdrawal and generating a complex surface. This border-line of painting is taken up by Didi-Huberman, with the concept of “face”, whose antithetical strength brings together poles between which painting is torn apart: order and chaos, past and present, distance and proximity, structure and texture, emptiness and completeness. The resulting pulsation gives birth to, creates a different vision, which characterises the aura which may be the very origin of painting, we may wonder, not its consequence or effects. So, the question of the aura reaffirms the idea that there is something unknown about the surface and gives rise to the question of sensation in painting and concomitantly that of memory in the creative process.

Sujet - Nom commun: Aura | Peinture -- France -- 20e siècle | Plis | Perception des images | Fragments (art) Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Déchirure | Pan | Pli | Regard

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Arts des images et art contemporain (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Hélène Sorbé (Président du jury) ; Éric Bonnet, Gérard Durozoi, François Jeune (Membre(s) du jury) ; Jean-Marc Lachaud (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Arts plastiques Paris 8 2015

Effondrement et poussée sont les deux étais qui font le soutènement de la surface picturale dans l’art contemporain. De cette hypothèse, est né un parcours esthétique à la recherche de ce qui crée l’événement dans la surface : l’espacement de la surface mallarméenne, l’ouvert de Maldiney et le « vide actif » chez Cézanne ou Mondrian, le saut ou « jump » de Willem de Kooning, l’incise, la déchirure, ce par quoi le regard semble tomber dans la surface, semble s’abimer dans ses dessous et provoquer ce que Walter Benjamin nomme l’image dialectique, un état-limite où la sensation d’effondrement intérieur se double d’un plaisir esthétique fondé sur une pratique de chiffonnier : la récolte de détritus ou de déchets pour créer un montage de temps, une surface complexe. Cet état-limite de la peinture est développé par Didi-Huberman grâce au concept de pan dont la force antithétique réunit les pôles entre lesquels s’écartèle la peinture : ordre et chaos, autrefois et présent, lointain et proche, structure et texture, vide et plein… Le battement qui en résulte fait naître, fait pousser un regard autre, caractéristique de l’aura dont on se demande si elle n’est pas l’origine même de la peinture et non pas sa conséquence, ses effets. Ainsi, la question de l’aura génère-t-elle des questions plastiques telles que la trace, la marque, le trait, le blanc, le vide, le rien… mais aussi celles du pli, du dépli, du repli et de son équivalent le retrait. La métaphore anthropologique de la peau est le fil conducteur de cette thèse dont les occurrences se retrouvent également dans la figure de l’arbre, de l’écorce, feuilles et nervures. Le livre ou le cahier auxquels est dévolue une partie de la recherche prend sa source dans la matière même de l’arbre, le liber, pellicule entre l’écorce et le bois. Le geste même de l’inscription est interrogé et, avec lui, les lieux et les temps mêmes de sa déposition, surfaces picturales.

Pictorial surfaces: collapse & thrust is based on the assumption that the “surface entity”, following the expression coined by Christian Bonnefoi, is the unstable location of painting, whose construction can only be chronological. An aesthetic journey unfurls on the foundation of this allegation, the first step being the attempt to determine a typology of surfaces : surface spacing as in Mallarmé’s work, the “open” in Maldiney’s work, with “active emptiness” in Cezanne or Mondrian’s work -, and also, what opens the body of painting. The rift on the surface, the missing part has the value of Willem de Kooning’s leap or “jump”. The incision, the tear through which the eye seems to drop onto the surface takes the shape of a strip, grating or mesh. Collapse can put on the attire of disaster. What emerges at the precise spot where stars fell is the dialectical venue of images, a border-line where the sensation of inner disintegration comes with an aesthetic pleasure based on a practice giving preference to withdrawal and generating a complex surface. This border-line of painting is taken up by Didi-Huberman, with the concept of “face”, whose antithetical strength brings together poles between which painting is torn apart: order and chaos, past and present, distance and proximity, structure and texture, emptiness and completeness. The resulting pulsation gives birth to, creates a different vision, which characterises the aura which may be the very origin of painting, we may wonder, not its consequence or effects. So, the question of the aura reaffirms the idea that there is something unknown about the surface and gives rise to the question of sensation in painting and concomitantly that of memory in the creative process.

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