Vue normale Vue MARC vue ISBD

Philosophie des masses : étude sur la pensée politique d'Etienne Balibar / Yusuke Ota ; sous la direction de Alain Brossat et de Osamu Nishitani

Auteur principal: Ota, Yusuke Auteur: Brossat, Alain (1946-....) ; Nishitani, Osamu ; Colliot-Thélène, Catherine (1950-....) ; Karsenti, Bruno (1966-....) Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2015Numéro national de thèse: 2015PA080035.Note de thèse: Thèse de doctorat, Philosophie, Paris 8, 2015, Note de thèse: Thèse de doctorat, Philosophie, Tokyo university of foreign studies, 2015, Résumé:

Y a-t-il un fil d’Ariane dans la pensée politique d’Étienne Balibar (1942-), malgré les disparités apparentes des thèmes traités ? Cette étude se propose d’y répondre en reconstituant son parcours tant philosophique que politique, des années 1960 à nos jours autour d’une problématique : les « masses ». Cette dénomination signifie une collectivité indéterminée qui préexiste à toutes entités politiques. Les masses sont en ce sens une matière première de la politique. Balibar accorde la plus grande importance aux masses ainsi entendues, ce qui lui permet de remettre en cause trois figures majeures de la modernité politique : la race, la nation et le prolétariat. Le concept des masses commence à prendre figure dans sa réflexion après sa prise de distance avec le concept marxiste central du prolétariat (Première Partie). Ce changement de point de vue l’oblige à repenser la subjectivité politique des masses, indépendamment de tous les jugements normatifs. Son analyse du nationalisme est l’illustration même de cette approche en ce qu’elle éclaire leurs identités ambigües (Deuxième Partie). Sa lecture de Spinoza aboutit à creuser l’aporie selon laquelle il existe une difficulté foncière à institutionnaliser la politique des masses. Pourtant, dans cette dernière, Balibar trouve la possibilité de concevoir la politique des masses comme une transformation ininterrompue de l’étatique (Troisième Partie). Son attention particulière à la subjectivité politique des masses est depuis les années 1990 relayée par la reconnaissance de l’immigré comme incarnation des masses au niveau de l’Europe. Le retour aux masses constitue le ressort de sa réflexion quelque soient les dimensions du corps politique. Il en résulte que la pensée politique balibarienne est avant tout une philosophie des masses.

Is there Ariadne’s thread for understanding Étienne Balibar’s political thought (1942–), despite the apparent disparities of the themes treated ? This study aims to answer this question by reconstructing his philosophical and political trajectory from the 1960s until today with a problematic: the ‘masses’. The term ‘masses’ means an indeterminate community that exists prior to all political entities. The masses are in this sense the first material of politics. Balibar’s political thought attaches great importance to the masses understood in this way, which allows him to question the three main figures of political modernity: race, nation and proletariat. The concept of the masses begins to take shape in his philosophy after his removing from the central concept of Marxism: the proletariat (Part One). This change of perspective forces Balibar to rethink the political subjectivity of the masses without any normative judgements. His analysis of nationalism is the illustration of this approach in that it clarifies their ambiguous identities (Part Two). His interpretation of Spinoza leads to the discovery of an aporia that there is a radical difficulty in institutionalizing the politics of masses. In this Spinoza’s aporia, however, Balibar finds the possibility to design the politics of the masses as the continuous transformation of the State (Part Three). His distinctive attention to the political subjectivity of the masses is relayed by his recognition of the immigrant as a embodiment of the masses at the level of Europe since the 1990s. Return to the masses constitutes the mainspring of his thinking whatever the dimension of political body. As a result, Balibar’s political thought is first of all the philosophy of the masses.

Sujet - Nom de personne: Balibar Étienne -- Critique et interprétation -- Thèses et écrits académiques | Marx Karl -- Critique et interprétation -- Thèses et écrits académiques | Spinoza Baruch -- Critique et interprétation -- Thèses et écrits académiques Sujet - Nom commun: Peuple -- Thèses et écrits académiques | Philosophie politique -- Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Étienne Balibar | Masses | Marx | Spinoza | Europe


Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
Consultable en ligne
Philosophie - B Exclu du prêt 505404
Total des réservations: 0

Thèse soutenue en co-tutelle

Titre provenant de l'écran-titre

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Partenaire(s) de recherche : Laboratoires d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Catherine Colliot-Thélène (Président du jury) ; Alain Brossat, Osamu Nishitani, Bruno Karsenti (Membre(s) du jury)

Thèse de doctorat Philosophie Paris 8 2015

Thèse de doctorat Philosophie Tokyo university of foreign studies 2015

Y a-t-il un fil d’Ariane dans la pensée politique d’Étienne Balibar (1942-), malgré les disparités apparentes des thèmes traités ? Cette étude se propose d’y répondre en reconstituant son parcours tant philosophique que politique, des années 1960 à nos jours autour d’une problématique : les « masses ». Cette dénomination signifie une collectivité indéterminée qui préexiste à toutes entités politiques. Les masses sont en ce sens une matière première de la politique. Balibar accorde la plus grande importance aux masses ainsi entendues, ce qui lui permet de remettre en cause trois figures majeures de la modernité politique : la race, la nation et le prolétariat. Le concept des masses commence à prendre figure dans sa réflexion après sa prise de distance avec le concept marxiste central du prolétariat (Première Partie). Ce changement de point de vue l’oblige à repenser la subjectivité politique des masses, indépendamment de tous les jugements normatifs. Son analyse du nationalisme est l’illustration même de cette approche en ce qu’elle éclaire leurs identités ambigües (Deuxième Partie). Sa lecture de Spinoza aboutit à creuser l’aporie selon laquelle il existe une difficulté foncière à institutionnaliser la politique des masses. Pourtant, dans cette dernière, Balibar trouve la possibilité de concevoir la politique des masses comme une transformation ininterrompue de l’étatique (Troisième Partie). Son attention particulière à la subjectivité politique des masses est depuis les années 1990 relayée par la reconnaissance de l’immigré comme incarnation des masses au niveau de l’Europe. Le retour aux masses constitue le ressort de sa réflexion quelque soient les dimensions du corps politique. Il en résulte que la pensée politique balibarienne est avant tout une philosophie des masses.

Is there Ariadne’s thread for understanding Étienne Balibar’s political thought (1942–), despite the apparent disparities of the themes treated ? This study aims to answer this question by reconstructing his philosophical and political trajectory from the 1960s until today with a problematic: the ‘masses’. The term ‘masses’ means an indeterminate community that exists prior to all political entities. The masses are in this sense the first material of politics. Balibar’s political thought attaches great importance to the masses understood in this way, which allows him to question the three main figures of political modernity: race, nation and proletariat. The concept of the masses begins to take shape in his philosophy after his removing from the central concept of Marxism: the proletariat (Part One). This change of perspective forces Balibar to rethink the political subjectivity of the masses without any normative judgements. His analysis of nationalism is the illustration of this approach in that it clarifies their ambiguous identities (Part Two). His interpretation of Spinoza leads to the discovery of an aporia that there is a radical difficulty in institutionalizing the politics of masses. In this Spinoza’s aporia, however, Balibar finds the possibility to design the politics of the masses as the continuous transformation of the State (Part Three). His distinctive attention to the political subjectivity of the masses is relayed by his recognition of the immigrant as a embodiment of the masses at the level of Europe since the 1990s. Return to the masses constitutes the mainspring of his thinking whatever the dimension of political body. As a result, Balibar’s political thought is first of all the philosophy of the masses.

Il n'y a pas de commentaire pour ce titre.

pour proposer un commentaire.