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Tableau, la fabrique du sujet / Celine Leturcq ; sous la direction de Éric Bonnet

Auteur principal: Leturcq, Celine Co-auteur: Bonnet, Éric ; Wat, Pierre (1965-....) ; Lecerf, Guy ; Roesz, Germain (1949-....) ; Jeune, Francois (1953-....) Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2014Numéro national de thèse: 2014PA080038.Note de thèse: Thèse de doctorat, Esthétique, Sciences et Technologies des arts, Paris 8, 2014, Résumé:

Si le tableau est un objet ancien supplanté par un grand nombre de pratiques contemporaines, certainsartistes développent toujours leur recherche autour et avec lui. Se pose dès lors la question de son actualité. EnFrance au début des années 80, les pratiques picturales abstraites sont laissées de côté au profit d’une nouvellepeinture ouverte aux influences internationales et d’un art qui, au final, se passe de cet objet. C’est toujours lecas aujourd’hui, bien que l’on constate un regain d’intérêt pour le tableau ces dernières années. Ce n’est pas sanscompter sur la force structurale de cet objet ancien mais présent à d’autres endroits et dans d’autres pratiquessocioculturelles que la peinture et l’art contemporains, notamment à travers ces nouvelles fenêtres que sont lesécrans numériques et, avant eux, la photographie, le cinéma et la télévision. Aussi le tableau a-t-il encore debeaux jours devant lui, à interroger la place du sujet dans l’image que ses cadres, déplacés, nous proposent, ànourrir et déployer des espaces-temps qui a priori n’ont rien à voir avec son archaïsme. Dès lors, il s’agit decomprendre en quoi et pourquoi quelques individus aujourd’hui, en France notamment, continuent de peindre etd’avoir une pratique de fabrications d’objets et d’images à l’atelier, dans l’acception traditionnelle du terme.

If the age-old practice of painting has been supplanted by a large number of contemporary approaches tomaking art, certain artists are still primarily painters who make work about painting. This raises the question ofits relevance. In France in the early 1980s, abstract pictorial practices were left aside in favor of both a new kindof painting open to international influences, and an art that ultimately abandoned painting altogether. This is stillthe case today, although there has been a renewed interest in painting in recent years. This has to do, firstly, withthe structural force inherent to painting and the construction of pictorial space. Secondly, it has to do withsociocultural phenomena outside the realm of contemporary art : photography, film and television, and morerecently the widespread use of digital screens, have lead to the creation of new pictorial spaces. Painting still hasa promising future as a means of questioning the subject’s relationship to the image ; the shifting boundaries ofthe painted picture (the tableau) enrich and enlarge time-space frameworks, which, a priori, have nothing to dowith painting as an archaic practice. This thesis, therefore, attempts to understand how and why some individualstoday, especially in France, continue to paint, to make objects and images in their studios, in the traditional senseof the term.

Sujet - Collectivité: Biennale de Paris -- 1970- Sujet - Nom commun: Art -- 1970- | Peinture -- France -- 20e siècle | Sémiotique et art Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques Sujet - Thésaurus: Histoire de l'art contemporain | JA-NA-PA | Supports/surfaces | Tableau | Peinture française contemporaine | Atelier | Projection | Subjectivité

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Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Paris VIII)

Partenaire(s) de recherche : Arts des images et art contemporain (Equipe de recherche)

Autre(s) contribution(s) : Pierre Wat (Président du jury) ; Éric Bonnet, Germain Roesz, François Jeune (Membre(s) du jury) ; Guy Lecerf (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Esthétique, Sciences et Technologies des arts Paris 8 2014

Si le tableau est un objet ancien supplanté par un grand nombre de pratiques contemporaines, certainsartistes développent toujours leur recherche autour et avec lui. Se pose dès lors la question de son actualité. EnFrance au début des années 80, les pratiques picturales abstraites sont laissées de côté au profit d’une nouvellepeinture ouverte aux influences internationales et d’un art qui, au final, se passe de cet objet. C’est toujours lecas aujourd’hui, bien que l’on constate un regain d’intérêt pour le tableau ces dernières années. Ce n’est pas sanscompter sur la force structurale de cet objet ancien mais présent à d’autres endroits et dans d’autres pratiquessocioculturelles que la peinture et l’art contemporains, notamment à travers ces nouvelles fenêtres que sont lesécrans numériques et, avant eux, la photographie, le cinéma et la télévision. Aussi le tableau a-t-il encore debeaux jours devant lui, à interroger la place du sujet dans l’image que ses cadres, déplacés, nous proposent, ànourrir et déployer des espaces-temps qui a priori n’ont rien à voir avec son archaïsme. Dès lors, il s’agit decomprendre en quoi et pourquoi quelques individus aujourd’hui, en France notamment, continuent de peindre etd’avoir une pratique de fabrications d’objets et d’images à l’atelier, dans l’acception traditionnelle du terme.

If the age-old practice of painting has been supplanted by a large number of contemporary approaches tomaking art, certain artists are still primarily painters who make work about painting. This raises the question ofits relevance. In France in the early 1980s, abstract pictorial practices were left aside in favor of both a new kindof painting open to international influences, and an art that ultimately abandoned painting altogether. This is stillthe case today, although there has been a renewed interest in painting in recent years. This has to do, firstly, withthe structural force inherent to painting and the construction of pictorial space. Secondly, it has to do withsociocultural phenomena outside the realm of contemporary art : photography, film and television, and morerecently the widespread use of digital screens, have lead to the creation of new pictorial spaces. Painting still hasa promising future as a means of questioning the subject’s relationship to the image ; the shifting boundaries ofthe painted picture (the tableau) enrich and enlarge time-space frameworks, which, a priori, have nothing to dowith painting as an archaic practice. This thesis, therefore, attempts to understand how and why some individualstoday, especially in France, continue to paint, to make objects and images in their studios, in the traditional senseof the term.

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