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Qu'est-ce qu'un noir ? : pour une critique du multiculturalisme / Angélica Montes Montoya ; sous la direction de Patrice Vermeren

Est reproduit comme: Qu'est-ce qu'un noir ? / Angélica Montes MontoyaAuteur principal: Montes Montoya, Angélica Co-auteur: Vermeren, Patrice (1949-....) ; Garcia, Jean-René, juriste (1970-....) ; Grueso, Delfin ; Villavicencio, Susana (1950-....) ; Kullashi, Muhamedin ; Sagna, Lamine Mahamadou Collectivité co-auteur: Université de Paris VIII ; École doctorale Pratiques et théories du sens, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis Langue: français ; du résumé, fre ; du résumé, eng.Pays: France.Editeur: 2012Description: 1 vol. (385 f.) ; 30 cmNuméro national de thèse: 2012PA083873.Note de thèse: Thèse de doctorat, Philosophie, Paris 8, 2012, Résumé:

Cette thèse propose une critique de la théorie du multiculturalisme politique d’origine nord-américaine (Taylor, Kymlicka), en en analysant les limites à l’épreuve d’une singularité, la population noire en Colombie. En effet, le traitement politique et juridique de la pluralité culturelle en Colombie a été mis en œuvre en s’inspirant de cette théorie à partir de la Constitution de 1991. Vingt ans plus tard, on observe que l’application de ce modèle génère des pratiques, sociales et discursives, indésirables autour de la pluralité culturelle, dont la création d’une identité « afro » devenue un élément-clé dans la définition de la condition d’être noir en Colombie. Dans ce contexte, on présente comment le discours du multiculturalisme politique réveille des identités endormies et/ou effacées (Indigènes et Noirs), qui réclament leur place dans la vie sociale et politique, et bénéficier de droits spéciaux tenant compte de leur particularité culturelle et de leur histoire. A cet effet, certaines identités, dont l’identité « afro », vont avoir recours à un « essentialisme stratégique » des identités etnnoculturelles collectives, provoquant des tensions au sein de la société. On explore ensuite l’existence d’une approche alternative de la pluralité culturelle dans la pensée française contemporaine, à travers les propositions de Wieviorka (diversité) et de Glissant (créolisation). Entre ces différentes positions (nord-américaine et française), renvoyant chacune à une vision de la pluralité et de la forme politique que celle-ci doit prendre, il ne s’agit pas tant de choisir que d’examiner en quoi elles traduisent une difficulté commune à penser la pluralité ou la multiculturalité.

This thesis proposes a critique of the theory of political multiculturalism, elaborated by North-American authors, by analyzing its limits through a singular case, that of Black populations in Colombia. Indeed, this theory inspired the political and legal treatment of cultural plurality in Colombia that was implemented from the new Constitution in 1991. Twenty years later, the application of this model –born in a different geographical, historical and socio-political context- generates unwanted social and discursive practices around cultural plurality, one of the most discussed being the creation of an “afro”-identity, which has become a key element in the definition of the condition of being Black in Colombia. In this context, we study how the discourse of political multiculturalism has revived sleeping and/or erased identities (Amerindians and Black people), that claim a space in the social and political life, and demand to benefit from special rights taking into account their cultural specificity and their history. In that purpose, some identities, including the “afro”-identity, will make use of a “strategic essentialism” of collective ethno-cultural identities, causing social tensions. We then explore the existence of an alternative approach to cultural plurality in French contemporary thinking, through the proposals of Wieviorka (diversity) and Glissant (creolization). Between the different positions studied, each referring to its own vision of plurality and of the political form that it must take, our purpose is not to choose but to study how they translate a common difficulty to think plurality or multiculturality.

Bibliographie: Bibliogr. f. 366-385.Sujet - Nom commun: Multiculturalisme | Noirs | Reconnaissance (philosophie) | Philosophie sociale | Discrimination positive -- Colombie Sujet - Forme: Thèses et écrits académiques


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Type de document Site actuel Collection Cote Statut Date de retour prévue Code à barres Réservations
Thèse exclue du prêt BU – Saint-Denis
Magasin 2
Arts du spectacle - ST TH3497 (Parcourir l'étagère (Ouvrir ci-dessous)) Exclu du prêt 025456619
Total des réservations: 0

Publication autorisée par le jury

Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)

Autre(s) contribution(s) : Jean-René Garcia (Président du jury) ; Muhamedin Kullashi, Lamine Mohamadou Sagna (Membre(s) du jury) ; Susanna Villavicencio, Delfin Gruesco (Rapporteur(s))

Bibliogr. f. 366-385

Thèse de doctorat Philosophie Paris 8 2012

Cette thèse propose une critique de la théorie du multiculturalisme politique d’origine nord-américaine (Taylor, Kymlicka), en en analysant les limites à l’épreuve d’une singularité, la population noire en Colombie. En effet, le traitement politique et juridique de la pluralité culturelle en Colombie a été mis en œuvre en s’inspirant de cette théorie à partir de la Constitution de 1991. Vingt ans plus tard, on observe que l’application de ce modèle génère des pratiques, sociales et discursives, indésirables autour de la pluralité culturelle, dont la création d’une identité « afro » devenue un élément-clé dans la définition de la condition d’être noir en Colombie. Dans ce contexte, on présente comment le discours du multiculturalisme politique réveille des identités endormies et/ou effacées (Indigènes et Noirs), qui réclament leur place dans la vie sociale et politique, et bénéficier de droits spéciaux tenant compte de leur particularité culturelle et de leur histoire. A cet effet, certaines identités, dont l’identité « afro », vont avoir recours à un « essentialisme stratégique » des identités etnnoculturelles collectives, provoquant des tensions au sein de la société. On explore ensuite l’existence d’une approche alternative de la pluralité culturelle dans la pensée française contemporaine, à travers les propositions de Wieviorka (diversité) et de Glissant (créolisation). Entre ces différentes positions (nord-américaine et française), renvoyant chacune à une vision de la pluralité et de la forme politique que celle-ci doit prendre, il ne s’agit pas tant de choisir que d’examiner en quoi elles traduisent une difficulté commune à penser la pluralité ou la multiculturalité.

This thesis proposes a critique of the theory of political multiculturalism, elaborated by North-American authors, by analyzing its limits through a singular case, that of Black populations in Colombia. Indeed, this theory inspired the political and legal treatment of cultural plurality in Colombia that was implemented from the new Constitution in 1991. Twenty years later, the application of this model –born in a different geographical, historical and socio-political context- generates unwanted social and discursive practices around cultural plurality, one of the most discussed being the creation of an “afro”-identity, which has become a key element in the definition of the condition of being Black in Colombia. In this context, we study how the discourse of political multiculturalism has revived sleeping and/or erased identities (Amerindians and Black people), that claim a space in the social and political life, and demand to benefit from special rights taking into account their cultural specificity and their history. In that purpose, some identities, including the “afro”-identity, will make use of a “strategic essentialism” of collective ethno-cultural identities, causing social tensions. We then explore the existence of an alternative approach to cultural plurality in French contemporary thinking, through the proposals of Wieviorka (diversity) and Glissant (creolization). Between the different positions studied, each referring to its own vision of plurality and of the political form that it must take, our purpose is not to choose but to study how they translate a common difficulty to think plurality or multiculturality.

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